General Rodriguez – Colonia del Sacramento.
Mercredi 10 décembre 2014.
General Rodriguez – San Fernando – Colonia del Sacramento / 126 km.
Lorsque je me réveille ce matin à 5 heures et que je regarde dehors, je suis catastrophé. Il y a d’énormes flaques d’eau partout. Photo prise avec mon iPad (qualité déplorable).
L’électricité n’est toujours pas rétablie. Pas de wifi pour envoyer mon article. Je m’habille et pars voir l’état de la piste. J’ai les pieds complètement trempés après 20 mètres. Le sol est dur mais il est recouvert d’eau. La piste est heureusement légèrement surélevée et les accumulations d’eau la longent. Ca devrait aller pour décoller. Le vent souffle à 30 km/h. Je n’aurai pas à rouler très longtemps. Je ne souhaite pas m’attarder car ils annoncent encore de la pluie pour ce matin et je n’aimerais pas rester bloqué ici plusieurs jours.
Je retourne à la villa, prends une douche, rassemble mes affaires, appelle Mario pour le remercier de son hospitalité et lui annoncer que je vais partir. Je prépare ma machine, mets en route et fais un peu de ski nautique pour rejoindre la piste. Je remonte la 16 en faisant une toute petite annonce radio. Je ne pense pas que les avions vont se bousculer ici aujourd’hui. Les gaz à fond, j’ai choisi le côté gauche de la piste qui me paraît un petit peu plus régulier que le reste. A 70 km/h, je lève doucement le nez et décolle tout seul. L’air est assez turbulent. Une dernière photo sur laquelle, en zoomant, on voit très bien les flaques d’eau longeant la piste.
Je contacte tout de suite San Fernando. La 23 en service. J’arrive en vent arrière main droite. Formalités de sortie du pays, plan de vol, essence. Absolument rien à payer car je n’ai pas de passager et je pèse moins de 2 tonnes. Je repars à peine une heure plus tard pour un tout petit vol d’environ 30 minutes. Buenos Aires s’étend à perte de vue.
Je suis à 2000 pieds sous la couche.
Je survole la ville et le quartier historique de Colonia
puis arrive en base main droite pour la 13.
Les formalités d’entrée durent 1 minute. On me tamponne mon passeport et on me souhaite un bon séjour. 7 km jusqu’au centre.
Fondée par les Portugais en 1680 sur le Río de la Plata, la ville avait une fonction stratégique face à l’Empire espagnol. Disputée pendant un siècle, elle fut finalement perdue par ses fondateurs. Son paysage urbain préservé est un exemple de la fusion réussie des styles portugais, espagnol et postcolonial.
De nombreuses avenues sont bordées d’arbres centenaires.
Le caractère particulier de Colonia del Sacramento repose sur un mélange de grandes artères et de grandes places, avec des petites ruelles pavées et des places plus intimes.
Dans le quartier historique les maisons à un seul étage ont une présence prédominante, celles à deux étages étant rares.
Vu d’en bas.
Vu d’en haut (du phare).
Je pars demain pour Montevideo.
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5 réponses à "General Rodriguez – Colonia del Sacramento."
Je me demande à quelle heure tu prends tes photos : il n’y a jamais un chat dans les rues !
A moins que tu ne fasses fuir toute âme… Tu te promènes dans quelle tenue ?
Même l’Avenida del Libertador (et ses 6 voies) était déserte …. Etrange…
Au fait, j’ai fait des recherches pour savoir qui était ce Messi dont tu parlais à Buenos Aires et j’ai découvert que c’est un de ces êtres hallucinogènes qui courent dans un carré vert et qui donnent aux masses populaires l’illusion que leur pays se porte à merveille !! Autrement appelé ‘footeux’….
C’est bien ça ?
Bonjour Eric,
Je réponds à Cyrille sur les mecs en short qui courent après un ballon.
les argentins sont très croyants, tellement croyants qu’ils voient des Dieux partout, surtout chez les footeux.
chaque période, il y en a un qui sort du champ de jeu.
Avant Lionel Messi, qui est un dieu vivant pour 80% des argentins, il y a eu Maradona.Le même en plus gros qui est adulé par autant de monde.
ils sont très fiers de leur Pape également.
Il y a eu Évita Peron aussi.
Et pleins d’autres argentins sur lesquels ils peuvent s’identifier et surtout oublier leur problèmes quotidiens.
C’est un peu leur opium du peuple d’après Marx…..
Ma petite contribution à Cyrille qui m’apporte beaucoup dans ton blog.
Bon vol Eric avec ton bébé tout neuf.
Bises.Paul
Merci pour toutes ces précisions monsieur Mac.
Le périple d’Eric nous permet de ramener à notre conscience ô combien nous sommes chanceux en France de pas avoir cette idolâtrie…. Euh.. quoique !
Qu’ai-je bien pu vous apporter dans ce blog…? Si ce n’est de la joie, de l’humour, de la dérision…
Bon, d’accord, dans ce monde de brutes, ça ne fait pas de mal.
Merci Paul.
Hello Eric,
Tu es trop fort avec la photo du fort depuis le cockpit, puis depuis le sommet du même fort avec un coucou d’une jeune fille, puis dans la rue avec 2 bougainvilliers pourpres !
Merci pour tes clichés grands formats, plein de couleurs, lauriers roses, et cette vie argentine qui reste calme et sérénité…
Bon vent pour la suite !