Cuenca – Latacunga.
Mercredi 25 mars 2015.
Cuenca – Latacunga / 224 km.
Il a plu toute la nuit et le ciel est complètement bouché ce matin. Les prévisions ne sont pas bonnes et j’espère que je ne resterai pas bloqué ici plusieurs jours. Vers 10 heures j’aperçois une faible lueur et 10 minutes plus tard un premier tout petit coin de ciel bleu apparaît. Je pars immédiatement pour l’aéroport, la visite de la fabrique de panamas sera pour une autre fois !
Plan de vol, taxes à payer (40 $), je décolle en 05. L’idée est de sortir des montagnes et de rejoindre la plaine pour voir comment est la situation vu que les conditions météo sont également mauvaises à Latacunga.
Je prends doucement de l’altitude et rejoins le dessous des nuages.

J’espère m’enfiler dans une vallée et parvenir à passer. Malheureusement les nuages vont jusqu’au sol et je dois prendre de l’altitude pour trouver mon salut. Beaucoup de turbulences. Je passe rapidement la barre montagneuse avec des conditions de visibilité plus que médiocres, contacte Guayaquil contrôle qui me fait repartir vers la droite et la Cordillère juste avant Alausi afin d’éviter une zone interdite. Je me retrouve au milieu des nuages à tenter de rejoindre ma destination.
C’est encore un vol difficile à chercher un passage, à n’en pas trouver parfois, à jongler avec les nuages !
Je ne sais pas quel vol je vais mettre en numéro 1 au niveau des difficultés car il y en a eu finalement plusieurs mais celui-ci sera également en bonne position.

On ne rend pas compte sur les photos de ce que cela représente mais je puis vous assurer que ce n’était pas facile.
Latacunga est en vue.
La tour me fait croiser les axes pour rentrer en vent arrière main gauche pour la 19 (image à la une). On me demande ensuite de faire des 360° pour laisser atterrir un Beechcraft qui vient de s’annoncer à plus de 10 nautiques. J’informe la tour que je peux me poser et dégager la piste très rapidement sans gêner le Beech. Refusé. J’aurais eu plus que largement le temps de le faire mais ici c’est « tranquilo », no stress. 1 h 35 de vol.
Mon handling agent m’a averti que les taxes diverses à Quito sont encore plus élevées qu’aux Galápagos. Il me suggère de laisser ma machine à Latacunga, de rejoindre Quito en voiture puis de retourner à Latacunga pour sortir du pays. C’est ce que j’ai décidé de faire. Je me renseigne dans un hôtel au niveau du prix en taxi. Il y a plus de 100 km. Ce sera 55 $. Une voiture pourrie arrive. Nous nous arrêtons rapidement sur la place centrale pour admirer le siège du gouvernement,
l’église
ainsi qu’une rue piétonne voisine.
Le chauffeur me dépose 5 minutes plus tard derrière un bus en m’annonçant qu’il se rend à Quito. Je n’ai même pas envie de discuter vu l’état de sa voiture. En 1 h 30 nous arrivons au terminal. J’ai payé 1,5 $ pour le trajet et les odeurs de transpiration. Tout compris.
La capitale de l’Equateur s’étend du nord au sud sur une distance de 50 km à une altitude de 2’850 m. Je n’ai jamais vu ville aussi gigantesque. Il me faut encore 40 minutes de taxi pour rejoindre mon hôtel.








19 réponses à "Cuenca – Latacunga."
bonjour, vivement les USA pour pouvoir voler plus en sécurité avec des taxes normales. tu sais les montagnes dans ce conditions ce n’est pas pour moi. Prudence, amitiés jc
Ben dis donc, là bas c’est Quito(u) double…
Bises
Sylvain
La photo d’introcution: c’est brrrrrrr! et fait froid dans le dos:
On sent très bien le stress de ces vols dans les nuages, à chercher un passage. Ca doit être usant !
A quito, tu vas nous ramener des images de l’église principale. S’il te plait, essaie de savoir le poids total d’or qui y est plaqué…
Take care
C’est chouette pourtant un panama…
Bon bus…
Dis-donc ta description de voyage avec ton taxi et bus, on se croirait presque dans le guide du routard. Ambiance locale !
Bonne continuation
Amitiés
François.
Hello Eric,
En fait, tu avais bien besoin de ces 12 visites œcuméniques pour reconnecter tes anges gardiens aux mondes célestes et les trouver en grande forme à tes côtés !
Tes photos #1.#2 et #4 sont, je trouve, assez explicites quand au défi que représente la traversée de ces masses nuageuses en VFR… Si je les montrais à mon instructeur, je crois qu’il me conseillerai de réduire drastiquement la lecture de ton blog ! Prends soin de toi à Quito. Bises Anne
Au vu de ton tracking, tu as tangenté le volcan Chimborazo, mais vu tes conditions météo, tu ne l’as point vu !!
Je suis d’accord avec M’dame Anne, et je serais d’avis que tu termines ton article avec la mention : « Attention, ces expériences aériennes ne doivent pas être tentées dans votre pays d’origine – Risques d’infractions » !!!!! 😉
Je me suis bien demandée ce que tu avais fabriqué à l’approche de Latacunda, finalement c’est juste que ton tracking ne sait pas faire de rond (pour tes 360°), ce qui explique tous ces zigouigouis bizarres !
Besos, claro !
C’est bien fait pour les odeurs dans le bus! Fallait partir jeudi (aujourd’hui ) pour avoir une MTO convenable.
Un de tes machins ailés t’as puni, na!! 😉
En plus, t’as certainement pas vu les volcans, donc recalé en VFR (Vulcan Flying Route)
Biz ma poule
Ah non, pas d’accord Monsieur Marc. Je crois que « Votre Poule », comme vous dites, n’en a fait qu’à sa tête et n’a point écouté son « machin ailé », comme vous dites bis, qui lui suggérait de patienter un toutipeu !
Pfffff….Voilà qui est dit…
Du coup il s’est auto-puni et, par ricochet, c’est nous aussi qui sommes punis de ne pas profiter du spectacle volcanique !
Cependant, il pourrait à l’occasion se faire pardonner avec le Cotopaxi tout proche. A suivre…. 😉
—————
« Le Chimborazo culminant à 6 268 m peut être défini comme le plus haut sommet du monde, en le considérant comme le sommet le plus éloigné du centre de la Terre. En effet, la terre a une forme d’ellipsoïde, dont le rayon est environ 21 km plus important à l’équateur qu’aux pôles, et le Chimborazo est proche de cet équateur, plus que les sommets de l’Himalaya. Le sommet du Chimborazo est donc aussi le point de la surface de la Terre dont la distance minimale au Soleil au cours d’une année est la plus petite.
Le Cotopaxi est un volcan d’Équateur culminant à 5 897 mètres d’altitude, situé au sud-est de Quito. Il est le plus haut volcan actif de ce pays. Il représente un cône parfait dont le cratère principal mesure environ entre 800 et 550 mètres de diamètre. »
On est bien d’accord chère Cyrille, Eric n’a pas écouté son machin ailé qui l’a donc puni 😉
Dois-je rentrer dans ce débat… ?? Hmmmm, Monsieur Marc, si vous mettiez en garde un gosse contre le danger du feu, qu’il ignore votre mise en garde et qu’il se brûle, trouveriez-vous logique qu’il vous demande pourquoi vous l’avez puni en le laissant se brûler ?
Non, non, non… un « machin ailé » ne sanctionne jamais. Nos punitions ne sont que des boomerang.
Je persiste et signe.
Et je vous embrasse !
Au risque, assumé, de chimborazoter (« chipoter », en quichua), j’ai cru comprendre que les altitudes sont calculées par rapport au MSL. Alors, même si le sus-dit MSL se trouve ici plus élevé de (à peine !) 21’000 mètres que du côté de l’Himalaya*, c’est toujours le MSL…
Et toc. 😉
Wile E.
* Moins de 21,000 mètres, dirais-je, car l’Himalaya n’est pas tout à fait au pôle Nord, crois-je…
On apprend toujours des choses intéressantes sur ce blog soit par Eric, à tout seigneur, tout honneur,
soit avec les intervenants, comme Cyrille ce soir .
Je ne connaissais pas cette différence de 21 km de plus à l’équateur …je me coucherai moins bête !
Chimborazo, première fois que j’entends parler de ce mont, à la hauteur tout à fait respectable !
Quant au VFR d’Eric, c’est vraiment un VFR très spécial …
Take care quand même !
Amitiés / Alain
Bonjour Eric,
Vol très particulier que celui-ci. Fais plus qu’attention quand même. D’excellents pilotes ne sont pas revenus avec ce cocktail de nuages et montagnes.
Notre militaire champion de voltige et bien d’autres.
Aujourd’hui, déplacement pro de Bourg en Bresse vers Annemasse par l’A40, petit stop à Bellegarde.
10° ciel clair, le coin doit être très agréable à voler.
Amitiés
Bonjour Éric
Je vois que rien ne t’arrête, même pas ces gros nuages menaçants. Et si tu le dis, la MTO devait être vraiment dégradée. Fais attention quand même en aviation il n’y a pas de héros. Ta grande expérience en IFR est une chose mais ton bébé à ses limites et il ne faut pas aller au delà. Voilà c’était juste la séquence sécurité des vols pour rappel à la raison. Mais je reconnais que voler dans ce « Gruyère » c’est amusant, en montagne c’est risqué.
Ces pays d’Amérique Latine ne sont quand même pas propices à l’aviation légère et ils sont trés coûteux. Vivement les grands espaces aéronautiques des USA.
JC
Encore un vol difficile mais « Maître ERIC » a comme toujours réussi. Ne te plains pas des difficultés rencontrées, tu les cherches mon ami!
Coucou mon Eric,
Merci pour tout, merci de t’avoir rencontré à Nouméa, merci de ces vols sympa à Nouméa et à Vesoul. Tu es parti pour un autre voyage, un autre vol….nous ne t’oublierons jamais….Laurane Ingrid et Frédéric…..