Trujillo – Guayaquil.
Lundi 16 mars 2015.
Trujillo – Guayaquil / 664 km.
A 8 h 15 ce matin, j’appelle la DGAC à Quito. Monsieur Armando León López répond et m’informe que je peux sans problème voler sur Guayaquil, que mon permis va suivre. Je crois rêver !
Je me rends à l’aéroport où l’on me réclame un document m’autorisant à quitter le territoire péruvien. Je fais immédiatement un mail à Monsieur Granara de la DGAC en précisant que je ne sors plus de Chiclayo, comme prévu sur mon autorisation, mais de Trujillo. Officiellement Trujillo n’est pas un entry / exit airport mais puisqu’il est néanmoins possible de sortir du pays d’ici je ne vois pas la nécessité d’aller me poser 200 km plus loin pour tout recommencer. Il me répond en me demandant de lui faire un courrier par mail. Je l’envoie immédiatement. Il revient vers moi en me disant que le mail doit être signé. Authentique !
Mr. Guilloud, please send me a sign letter, because we can’t modify permit numbers without a letter, the mail it’s only for coordination.
As soon as you have it, send it to me to change immediately the exit route.
Best Regards,
Franco Granara Carruitero
Abogado
Coordinación Técnica de Autorizaciones
DGAC PERU
J’ai enregistré dans les documents de mon ordinateur ma signature scannée, je fais un copier – coller et renvoie le mail.
L’autorisation arrive juste avant midi. Je peux enfin partir. Je paie un total de 210 US$ de taxes diverses et peux finalement rejoindre ma machine. Je me prépare rapidement et décolle quelques minutes plus tard en 20. Virage à gauche,
je monte à 8’500 pieds en suivant la côte avant de prendre tout droit plus à l’intérieur des terres. Le contrôle me donne un point de sortie puis change d’avis et me fait me diriger plus à l’ouest. On me demande de monter au niveau 105.
Je quitte le Pérou satisfait que tout se soit bien passé et de ne pas m’être fait escroquer. On m’avait averti qu’il y avait beaucoup de corruption. Soit j’ai eu de la chance, soit la situation s’améliore. Un pays magnifique avec des lieux mythiques chargés d’histoire.
Petite parenthèse pour répondre à la question de Cyrille. J’attends parfois 5 minutes afin d’avoir le moins de monde possible sur mes photos. Hier en l’occurence les sites de même que la ville étaient étrangement vides. Les locaux se plaignent du fait qu’il soit fait trop peu de publicité pour ces lieux hors du commun. Le Machu Picchu tout le monde connaît mais je n’avais personnellement jamais entendu parler de Chan Chan avant de venir ici.
Le ciel se couvre en-dessous.
Ca se charge de plus en plus m’obligeant de monter à 13’000 pieds.
Je n’ai réservé aucun hôtel me disant que je ne parviendrai peut-être pas à destination. Mais la chance est encore avec moi. Les conditions ne sont finalement pas du tout aussi mauvaises qu’annoncé. Je dois ensuite descendre pour passer sous les nuages. Je survole une multitude de marais salants aux couleurs incroyables.
Puis c’est l’arrivée sur Guayaquil. Je ne m’attendais pas à une ville aussi immense.
Le port.
La ville est tentaculaire.
J’arrive en vent arrière main gauche pour la 21. Atterrissage en douceur. 2 h 45 de vol.
A peine descendu, je regarde immédiatement sous ma machine. J’ai de la peine à le croire. Il n’y a rien. Aucune huile n’a coulé. Je suis super content. Jesus a encore fait un miracle. C’est magnifique.
La douane est là. On me demande mon passeport ainsi que les papiers de l’avion. On m’informe que mon autorisation de survol et d’atterrissage est arrivée. On me questionne sur mon programme. J’explique que je souhaite me rendre aux Galapagos. On me précise qu’il n’y a pas d’Avgas sur les îles et que l’essence sur l’ensemble du pays est de la 93 octanes. Je prendrai avec moi 50 litres d’Avgas à bord.
Et là vous n’allez pas me croire. La DGAC me réclame une lettre du fabricant (Aerospool) attestant que ma machine peut opérer sur la mer. Authentique !
Envió el radiograma de autorización para poder autorizar a las Islas Galápagos adjuntar documento del fabricante donde certifique que puede operara sobre el mar.
Saludos cordiales;
Ing. Armando León López
Operaciones DGAC
DIRECCIÓN GENERAL DE AVIACIÓN CIVIL
Buenos Aires Oe1-53 y Av. 10 de Agosto
Tel. 02 – 2 947400 / 02 – 2 947420
Dir. 02 – 2 231006
Ext. 4061
Quito – Ecuador.
A peine arrivé à l’hôtel j’envoie un mail au responsable de l’usine en Slovaquie puis appelle Julio Cesar à Quito. Il est allé ce matin plaider notre cause pour les Galapagos au ministère. Cela fait 3 ans qu’il tente d’obtenir une autorisation et aujourd’hui encore c’est toujours négatif. Je suis sidéré que l’on m’accorde la possibilité de m’y rendre et que cela ne soit pas son cas. Je suis sincèrement triste pour lui et l’invite à aller réclamer. Je devrais recevoir la lettre d’Aérosol à l’aube demain matin. Je la ferai suivre à la DGAC et l’informerai dès que je reçois mon papier. Il me conseille de partir immédiatement car me dit-il tout peut changer dans ce pays. Une autorisation peut très facilement être annulée. Je risque donc d’être le premier monomoteur à être autorisé à me rendre aux Galapagos. Nous saurons cela demain.
La vue depuis ma chambre.
L’autre bonne nouvelle : le tracking fonctionne à nouveau si ce n’est que j’ai consommé le maximum de points accepté par Google Maps et que la distance depuis le start a dû être remise à zéro.
Si demain mardi je reçois le ok je partirai dans l’heure, si c’est négatif je me rendrai à Cuenca.
Suspense !












15 réponses à "Trujillo – Guayaquil."
Tambour battant, ce voyage est entrepris tambour battant:-)
Bonjour Éric,
Tu as de la constance avec cette DGAC locale…Signer un mail ? peut être avec un billet de 100 $ …..la signature apparaît mieux.
Quelle anarque ce pays, heureusement qu’il y a des belles choses à voir.
Bravo pour ton BB qui n’a plus besoin de couches grâce à Jésus.
Il atteint l’âge adulte, c’est pour quand son anniversaire au BB ?
Je croise les doigts pour que tu puisses partir demain pour les Galapagos …Biz.Paul
Bon pb huile réglé: un minimum pour survoler le pacifique jusqu’au Galapagos!
Enfin un peu de suspens…
Bon un challenge: au moins une photo portrait avec exposition aux petits oignons dans l’un de tes 3 prochains reportages!
bonjour, restant d’huile impossible à nettoyer qui ressortent en vol, c’est habituel. La machine peut opérer en mer car elle à une réserve d’essence de plus de 10 heures, mais si le moteur s’arrête le fabriquant a-t-il prévu les flotteurs et la voile? la bêtise humaine n’a pas de limite, si tous les cons pouvaient voler le ciel serait ……… c’est bien connu. tu auras environ 5 h de vol et idem retour. pas beaucoup de réserve en essence. amitiés jc
PS Ne te perds pas au milieu de ces magnifiques maisons aux rues étroites !!
Waouhhhh, la vue de ta chambre !!
Tu maitrises désormais les outils de retouches photos à la perfection. On ne voit absolument pas de raccords couleurs !!!! 😉
« Je quitte le Pérou satisfait (…) de ne pas m’être fait escroquer. » T’es sûr de toi ? Parce qu’au vu de certaines notes, à mon avis, tu t’es fait avoir…
Remarque, ce n’est pas plus mal, car quand on ne se rend pas compte d’une chose, la pilule est bien plus facile à avaler !
D’ailleurs ces DGAC Sud-Américaines me donnent des idées. C’est vrai quoi… un p’tit billet par ci, un p’tit billet par là pour un tampon ou une signature sur un papier bidon…. J’en cause aux collègues ! 😉
Besos et have a nice flight to San Cristobal !
PS : un petit Piper s’est crashé avant-hier en Équateur au SE de Cuenca.
http://www.aviacioncivil.gob.ec/?p=4278
Tu as vu, un avion de tourisme en español ça se dit « avioneta »… Moins affectueux que « bb », mais sympa aussi, hein ? Qu’en pense Monsieur Alain (qui progresse dans la langue !) ?
Cyrille, qu’est-ce que tu lui a donné à fumer, à ta tortuga ? Parce qu’elle a vraiment l’air hallucinée ! 😉
Will E.
PS: Mon nouvel avatar et nom de plume (pas une plume de Bip-bip !) s’expliquent par le fait que « The Yellow Baron », passant sous un nouveau commandement, a été remplacé par un très sympathique Rans Coyote (http://goo.gl/TkSZug).
Ah zut… déjà tu t’es racheté un zinc…
Figure toi que je t’avais trouvé un nouveau pseudo : Tata… Ben oui, pour le « Terre-A-Terre Aptère » !!
Bon, de toute façon, Guillaume n’autorise pas le changement de pseudo.
Hallucinée, ma tortuga ? Mais non, elle est juste fascinée, émerveillée… Par quoi ? Eric ne va pas tarder à nous le montrer !
« Tata » ?… Eh bé, je l’ai échappé belle ! 😀
C’est à peine croyable que la permission de voler vers les Galapagos soit tombée aussi vite pour toi Eric , alors que pour Julio ça reste négatif !
J’ai vu la carte, il y a un peu plus de 1000 km pour ces îles , ce qui ferait 4 h à 250 km/ h
Excellente nouvelle pour l’huile du bébé ou de l’avionneta.
Mais pour répondre à Cyrille, mon espagnol est plus que basique.
Peut être faudrait il que je prenne des cours de langue dans le pays …!
Je croise les doigts pour la traversée en tout cas .
Amitiés / Alain
Et bonne idée que ce nouvel avatar ,Cyrille ,à l’approche des Galapagos ; c’est on ne peut plus de circonstance !
Ahhh, of course, Monsieur Alain, notez bien que mon choix d’avatar est TOUJOURS de circonstances…. Je n’allais quand même pas choisir un phacochère ou un ornithorynque pour les Galapagos !!!!
Zavez vu comme elle a d’bo ziieux ma Tortue ? Elle se nomme Lapagausse !
Ben oui, en español c’est la Tortuga Lapagausse !
(suis encore bien inspirée ce soir…) 😉
Le paysage des marais salants est à couper le souffle! La photo 1 est superbe.
Il y avait tout de même pas mal de nuage… As-tu la météo à bord ou seulement avant de partir? Bon vol.
nuages
Alerte piratage : j’ai reçu 2 mails m’informant d’un « last news » d’Eric qui ne correspond à rien Je sais pas ce que cela signifie mais méfiez vous