Arequipa jour 1.
Samedi 7 mars 2015.
Arequipa est la deuxième ville du pays pour ce qui est de la population (plus de 800’000 habitants). Elle est surnommée « La cité blanche » pour ses maisons de pierres volcaniques d’un blanc qui a dû être étincelant sous des cieux presque toute l’année ensoleillés.
Je prends un taxi et pars à la découverte de cette ville située à 2335 mètres d’altitude. Le coût revient à 10 CHF/l’heure.
Je commence par l’église de San Juan Bautista de Yanahuara qui a été érigée au milieu du 18e siècle.
Ses murs mesurent près de 2 mètres d’épaisseur. On considère généralement sa façade comme étant l’un des meilleurs exemples d’art « Mestizo » au Pérou (l’art métis).
Le convento La Recoleta est un couvent franciscain qui a été fondé en 1648. C’est un chef d’oeuvre de l’architecture coloniale typique de la ville d’Arequipa.
L’église et le couvent de San Francisco ont été fondés en 1552 par l’Ordre Franciscain. Après le tremblement de terre de 1687, l’église fut ensuite agrandie.
L’intérieur de l’église abrite un autel de style baroque recouvert d’argent, une chaire taillée en bois, un choeur en pierre et de nombreuses figurines en bois.
L’église et le couvent de San Francisco sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.
La Casa del Moral est une ancienne maison coloniale construite au 18e siècle.
Elle doit son nom à un mûrier centenaire qui se trouve toujours dans sa cour.
Le fronton solaire montre des dessins de la culture nazca.
L’intérieur y est richement meublé.
L’église Saint Augustin a été construite en 1575 à partir d’une pierre blanche connue sous le nom d’Ashlar. Elle est également considérée comme l’un des meilleurs exemples du style « Mestizo Baroque » de son époque, même si cette dernière fut presque intégralement détruite lors du tremblement de terre de 1868 (seule la sacristie resta debout). Cette église a néanmoins subi par la suite une série de restaurations qui ont scrupuleusement respecté la conception originale du monument et qui nous offrent dès lors une image fidèle de l’édifice précédent.
À l’intérieur du monument, les éléments les plus spectaculaires sont le dôme et les autels néoclassiques, en particulier l’autel principal notable pour ses gravures recouvertes de feuilles d’or.
Avec ses fontaines et ses palmiers la Plaza de Armas est fermée sur trois côtés par une double rangée d’arcades de style colonial et sur le quatrième par la façade de la cathédrale.
Dans l’angle opposé à la cathédrale, l’église de la Compañia fut élevée par les Jésuites entre 1573 et 1650.
Elle présente une splendide façade baroque sculptée où les anges chrétiens (certains coiffés de plumes) dialoguent avec les figures de la mythologie inca (puma, serpent).

La solidité de son assise et du matériau employé lui a permis de résister à maints tremblements de terre.
L’église Santo Domingo fut érigée au 16e siècle par les dominicains et constitue à ce titre l’une des plus vieilles églises à avoir été fondée par cet ordre dans la ville d’Arequipa. Cette dernière fut ensuite sérieusement endommagée par des tremblements de terre en 1582 et en 1604 et presque intégralement détruite entre 1958 et 1960 (seul le portail latéral et le clocher restèrent alors debout). Cette église a depuis été complètement reconstruite à l’identique et a ainsi retrouvé sa beauté originale.
Je ne sais pas si lorsque vous vous rendez à l’église, au temple ou à la synagogue, le prêtre, le pasteur ou le rabin montre de l’enthousiasme dans ses propos. Dans tous les cas j’ai eu le privilège d’assister aujourd’hui à un prêche en plein air assez impressionnant. A vous de juger !
























7 réponses à "Arequipa jour 1."
La dernière fois que j’ai entendu parler un type parler comme ça, c’était en allemand il y a fort longtemps !
Et tout ça dans l’indifférence générale. Un mélange de religieux, de politique, de syndicalisme… Il a l’air bien « habité » l’ami.
Ton prêcheur est à fond, c’est sûr… Cela dit, il a totalement raison dans ses propos, n’est-ce pas !!!
Au fait, ¿ hablas español perfectamente ahora ?? 3 mois sur le continent sud-américain, tu dois être à l’aise maintenant.
Avec plus de chance tu aurais pu tâter du portugais, mais bon… ne remuons pas le couteau…. 😉
Quant au murier centenaire, t’es certain de bien avoir compris son âge ? Il a plutôt l’air à peine pubère…
Bon, n’oublie pas le couvent de Santa Catalina… lui, il vaut le coup de s’y perdre.
Mais ne cherche pas les bonnes soeurs, elles se cachent !
Besos.
Je préfère le ton mesuré des prêtres en leur église. Magnifique reportage des édifices religieux.
effectivement il est à fond dans son trip , je pensais qu’il commentait un match de hockey où de foot !
Merci pour ce beau voyage on a l’impression de le vivre avec toi
sois prudent et toute bonne continuation
Quelle richesse architecturale dans cette ville chargée d’Histoire !
Je viens de lire le vol que tu as fait hier, pas facile encore une fois, cette Cordillère,
décidément, elle se mérite …
Quant à la précieuse cargaison, comme le dit Cyrille, el presidente pourrait se vexer
d’être comparé à une vulgaire marchandise .
Amitiés / Alain
Bonjour, Éric !
Eh bien, tu nous fais du Stéphane Bern, là !…
Un tantinet chargé, le style de ces églises… Quant au prêcheur, il est chargé, mais au max, lui ! Je ne sais pas à quoi il carbure, mais il devrait un peu diminuer les doses… En outre, ses motivations semblent, telles les voies de Qui-Vous-Savez, assez impénétrables…
Car, malgré un lourd passé de pensionnaire « chez les curés », je n’ai jamais eu à subir de telles logorrhées, assourdissantes qui plus est. Là, il y a de quoi avoir des acouphènes pour le reste de la journée — ou pire si affinités — et vous rendre définitivement anticlérical.
On attend avec impatience de nouveaux reportages, Stéphane !
Tyb