Sucre – Santa Cruz.
Mercredi 25 février 2015.
Sucre – Santa Cruz / 260 km.
Merci pour vos nombreux messages et conseils. Je vous rassure, je n’ai pas l’intention de tenter de battre le record de Bill, ni de passer mon IFR quand bien même l’avion devrait être équipé IFR. Je ne pense plus passer de nombreux mois dans mon pays à l’avenir. Je ne sais pas encore où je le laisserai les 3 – 4 mois durant lesquels je séjournerai en Suisse. Il restera d’ailleurs peut-être stationné à l’étranger ?! Il y a des chances que je garde mon bébé afin de m’amuser l’été dans notre belle région. Mais nous n’en sommes pas encore là. Dans un premier temps mon ami Joaquin va m’organiser un vol test en Californie. J’ai piloté sa machine mais le Lancair 4 est parait-il une machine plus difficile à manoeuvrer. J’ai sympathisé avec un instructeur. Il se pourrait que je passe mon PPL ici avec certaines facilités… En outre je pourrais tout à fait l’immatriculer en Bolivie. Comme on dit ici : vamos a ver !
Sans mon problème de régulateur, j’aurais quitté le pays le 18 février. Mon autorisation de vol est actuellement caduque, je ne peux pas voler. J’ai rempli et envoyé une demande de sortie du pays à la DGAC hier soir mais on doit également me faire une autorisation de vol pour l’intérieur. J’arrive à l’aéroport à 11 h 30 et me rends dans leurs bureaux. Le responsable, un charmant vieux Monsieur, appelle La Paz pour savoir ce qu’il en est. Ils ont bien reçu ma demande mais souhaitent encore un mot écrit et signé expliquant exactement où je souhaite aller. Tout est pourtant déjà noté dans ma demande officielle. Je m’exécute et la lettre est envoyée par mail au général ainsi qu’au chef des opérations. Il est midi. Je passe 5 heures dans le bureau avec les 2 collaborateurs à attendre le feu vert. A 17 h 10 le mail arrive enfin. Je m’étais déjà résolu à retourner à mon hôtel pour y passer la nuit.
J’ai payé en milieu d’après-midi 200 CHF de parking, déposé mon plan de vol, je charge mes affaires, mets en route, appelle la tour puis roule vers le point d’arrêt de la 05. Décollage, je surveille sans cesse tous les paramètres mais tout est parfait. Je monte à 10’500 pieds.
Le contrôle m’appelle pour me demander mon heure d’arrivée. 19 heures. Ils m’informent qu’El Trompillo ferme à 18 h 40. J’aimerais pousser mon moteur, j’ai en plus le vent de face, je n’y parviendrai pas. J’appelle El Trompillo, j’explique la situation, rien à faire.
Je dois me résoudre à aller à Viru Viru le grand aéroport de la ville. Je m’y pose à 19 h 10. Demain matin je devrai retourner à El Trompillo pour faire de l’essence car c’est le seul endroit où il y a de l’Avgas, revenir ici pour faire la sortie du pays avant de m’envoler pour Arequipa au Pérou.
Tania et Joaquin passent me prendre à l’hôtel à 20 h 30 et m’emmènent dîner dans un restaurant suisse où je mange une fondue très moyenne.
Je n’ai pas une seconde à moi et beaucoup de retard dans mes mails et mon blog. Désolé, désolé !
Demain jeudi lever à l’aube et vol sur Arequipa.



8 réponses à "Sucre – Santa Cruz."
plaisir de revoir une winglet amie:-)
Ahhh, te revoilà cher Eric, me vlà rassurée !! Vu où tu trouves, je t’avais imaginé enlevé par des extra-terrestres !!!!
Cependant, « Demain jeudi lever à l’aube et vol sur Arequipa. »…. Euhhh, demain, Eric, c’est samedi…. T’aurais pas goûté et mâchouillé la feuille de coca ???? !!!!! Remarque, tu as raison, c’est très bon, j’adore ça !!
Plaisanterie mise à part, prends donc le temps de prendre le temps de te poser et de faire ta paperasse..
Viru-Viru, joli nom pour un aéroport, limite fantaisiste…. Mais pas sûr que les douaniers le soient !
Besos.
Ma chère Cyrille si tu regardes bien, mon message est daté de mercredi 25.
Bises.
Mouais… daté du 25, publié le 27. Je veux bien admettre que ce soit juste du retard dans ta publication.
Ok, ok… Mais pour en revenir à la coca, l’as-tu goûtée ???
,-)
Pas en mâchouillage, mais en tisane par exemple… C’est excellent !
Contrairement à ce qu’on veut nous faire « avaler », c’est une plante médicinale, comme tant d’autres, aux vertus légèrement stimulantes (c’est bon pour toi, ça, non ?), et avec un effet bénéfique sur le sang, donc sur les effets de l’altitude.
L’interdire, c’est comme si on interdisait aux boulangers de faire du pain au pavot, sous prétexte qu’une minorité de débiles fabriquent l’héroïne avec la graine de pavot. C’est juste une ineptie.
J’ai ramené plein de feuilles de coca du Pérou,… eh ben… j’me suis jamais portée aussi bien, et ce malgré tous les insectes qui courent sous ma peau et dans mon crâne !!!
« Coca si, cocaina no ! ». 😉 Slogan bolivien…
http://www.20minutes.fr/sante/656232-20110121-sante-la-coca-bienfaits-vu-andes-maux-vu-ailleurs
Ouf Eric est de retour….en vol……..
Encore de belles photos et l’aventure partagée par toi continues .
Tu est notre moment de détente, de plaisir, de voyage, d’histoire.
Merci l’ami
Amitiés
Patrice
Contente que ton aventure puisse continuer…. merci pour toutes ces merveilleuses photos.
L’Oiseau prend beaucoup de plaisir à pouvoir voler à nouveau.
Ne murmure pas trop à l’oreille de ton bébé que tu comptes lui faire des infidélités (PPL, Lancair…), je comprendrais qu’il te fasse un autre caprice 😉
@+ ma poule