Arica jour 1.
Lundi 2 février 2015.
J’ai fait un mail hier soir à mon contact de la DGAC bolivienne lui faisant part du fait que cela faisait plus de 5 semaines que j’avais déposé ma demande et que je souhaitais partir le 3 pour la Bolivie en précisant que j’avais déjà réservé tous les hôtels dans les différentes villes où j’avais prévu de m’arrêter. Je l’ai informé du fait que lors de mon précédent voyage, j’avais traversé 34 pays et que l’on ne m’avait jamais demandé de Certificado médical aeronautico de classe II. J’ai proposé d’aller voir un médecin le lendemain de mon arrivée afin de passer le dit test.
Il m’a répondu ce matin que je devais appeler la Chef des licences afin de voir ça avec elle. Lui ne faisait qu’émettre le permis après approbation du dossier par les différents services. Impossible à atteindre, je demande à parler au responsable des opérations qui lui me prie de lui fournir des documents attestant que ma machine peut atterrir sur un aéroport situé à 13’000 pieds. Je réponds que malheureusement je ne pourrai pas lui communiquer une telle chose parce que n’existant pas. Il me suggère d’aller atterrir à Cochabamba situé à une altitude de 8’000 pieds. J’essaie de le convaincre que je n’aurai aucun problème de poser à La Paz. Il doit y réfléchir. Une heure plus tard je reçois un mail de son subalterne qui m’informe qu’on ne me laissera pas atterrir dans la capitale.
Je parviens finalement à atteindre la Chef des licences. Pour elle ce serait peut-être envisageable sans ce certificat médical aéronautique. On va me donner des nouvelles. Que croire ?
Je cherche sur le site de la DGAC chilienne la liste des médecins agréés. Miracle, j’en trouve un à Arica. Je l’appelle et parviens à décrocher un rendez-vous à 16h45.
D’un autre côté Joaquin active ces contacts. En sa qualité de Vice Président de l’Aeroclub Oriental de Santa Cruz il appelle le n° 2 de la DGAC qui lui promet de voir ce qu’il peut faire. Voilà où j’en suis à 14 heures.
Vous avez tous bien évidemment entendu parler du Carnaval de Rio. Sachez que c’est une plaisanterie à côté de celui d’Arica. J’ai eu l’immense chance d’arriver ici en plein carnaval. Croyez-moi c’était quelque chose.
On m’a plusieurs fois reproché de ne pas jamais mettre de personnes du sexe féminin sur mon blog. Là je n’ai aucun doute que vous en conviendrez avec moi, je comble tout mon retard d’un coup. Mesdames et surtout Messieurs permettez-moi de vous présenter le Carnaval d’Arica.
La foule en délire.
La chose à voir à Arika c’est sa cathédrale. Inaugurée en 1876 elle remplaça l’ancienne détruite par un tremblement de terre en 1868.
J’ai fait mon certificat médical aéronautique chez un toubib large d’esprit. Comme j’aime. J’ai mon autorisation pour atterrir en Bolivie mais pas à La Paz, à Cochabamba. De là je vais descendre vers Santa Cruz demain après avoir fait les formalités d’entrée en Bolivie. Je vais tenter d’aller directement à Santa Cruz. Pas certain que ce soit accepté. Je vais avoir le bonheur de rencontrer Joachim qui m’a énormément aidé. Je suis ravi. Je finirais ma boucle par La Paz où je me rendrai depuis Cochabamba en vol de ligne (35 min.) avant de quitter le pays pour le Pérou. J’ai d’ailleurs reçu aujourd’hui 2 questionnaires à remplir, un pour les vols internationaux et un pour les vols internes. Pourquoi faire simple ….










13 réponses à "Arica jour 1."
« Administration : mot femelle qui commence comme admiration et finit comme frustration. »
Georges Elgozy
Salut Eric:
Juste deux mots pour te souhaiter bonne route en Bolivie et pour t’ajouter juste le détail que la cathédrale d’Arica (dans l’une de tes photos) a été commandée par le gouvernement péruvien (Arica était péruvienne jusqu’en 1880) à…Gustave Eiffel qui est censé avoir signé plusieurs autre bâtiments en Amérique du Sud.
Buen viaje
Restons positifs Éric, s’ils ne te demandent pas de démonter les ailes de ton bébé et de rentrer en Bolivie par la route avec bébé en remorque, c’est que tout va bien ! Je suis certain que ça va bien se passer.
Et puis un grand merci au masculin pour tes photos si chaleureuses qui ne font pas que réchauffer les cœurs : -3°C et 30 cm de neige en plaine ici à Voiron sous un belle lumière, c’est beau mais c’est frais.
Alors continues à te régaler et nous régaler tous pas la même occasion !
Je te souhaite de bons vols à venir, en toute amitié.
Patrick
erratum : pas –> par
bonjour, enfin de bonnes nouvelles, tu es médicalement reconnu apte au vol, étonnant non? c’est super. Je dois faire ce genre de contrôle chaque année pour l’avion. Il est vrai que le système du médical ULM visite une seule fois à vie et vraiment étonnant, mais il part du principe que tu es responsable de tes actes donc si tu te sent en forme tu peux voler. Autorisation de vol pour la Bolivie c’est super, il est vrai qu’à 13000ft ce n’est plus 100CV que tu as mais des petit poney …..avec un moteur atmosphérique. Je suis heureux pour toi soit prudent, bon vol – amitiés jc
Pour La Paz, ils te demandent des caractéristiques de certification.
L’univers du non-certifié (et pourtant beaucoup plus performant) leur échappe
Tu peux mourir d’hypoxie à 13.500 ft, avec un Classe 2 en poche, tout sera en ordre, alors que sans lui, tu ne peux être qu’un mauvais pilote! Ils font concurrence au surréalisme à la belge là 😉
Voir toutes ces femmes qui s’éclatent et ce public radieux pour ton départ, non, vraiment tu n’as rien raté au Brésil 😉
@+ ma poule
13.000 ft en plein été là-bas ce n’est pas rien! Cela va te donner plus chaud que le festival d’Arica… Bon vol.
en fait on te renvoie de nouveau loin dans la cordillère, j’espère que tu n’auras pas trop de vent.
jc
Il semblerait que les tracas administratifs soient en bonne voie de résorption .
La Paz , 13 000 FT , c’est beaucoup plus que nos altiports européens !
J’voudrais pas dire , mais les danseuses du carnaval d’Arica de la première page,
elles ont des heures de vol …
Elle ne doivent pas toutes être comme ça quand même ?
Tu es observateur et pertinent : certaines approchent de la TBO.
On est vaches, mais heureusement que l’on n’entend pas ce qu’elles disent de nous….
17:36:00 UTC Don Éric est à Santa Cruz de la Sierra !
C’est pas plus compliqué que ça avec toi Éric, il n’y a jamais de problème, que des solutions.
Cool …
Bon séjour en Bolivie.
Amitié.
Patrick
Bonjour Éric
Je vois que tu es arrivé au bon moment dans cette ville, que de couleurs vives. De belles tenues il ne manque que la musique.
à 13000 ft il faut certainement augmenter la vitesse en finale pour éviter un décrochage en courte finale.
Prépare l’oxygène
Il faut vraiment avoir des nerfs d’acier pour négocier avec l’administration, toutes ces personnes essaient de se protéger des responsabilités qu’elles n’ont pas.
Bon courage