Concepción – Santiago.
Mercredi 21 janvier 2015.
Concepción – Santiago / 434 km.
Le ciel est très couvert ce matin avec des conditions IFR. Je dépose mon plan de vol puis rencontre et parle un moment avec des membres de l’Aéroclub. Décollage en 02, je traverse une petite couche puis monte à 6’500 pieds. Je longe la Cordillère des Andes d’abord d’assez loin. Plus j’avance et plus je me rapproche de cette chaîne de montagnes qui m’impressionne par sa longueur et son gigantisme.
Pour mémoire, elle est longue d’environ 7’100 kilomètres, large de 200 à 1’800 kilomètres et culmine à 6’962 mètres avec l’Aconcagua. Elle débute au Venezuela et va jusqu’à la pointe sud du continent. A titre de comparaison les Alpes s’étendent sur 1’200 km pour une largeur de 280 km. Le sommet du Mont Blanc est à 4’810 m.
J’ai perdu le contact avec Concepción et je ne parviens pas à joindre Santiago contrôle car je suis encore trop loin. Il y a une zone interdite devant moi qui va de 3’000 à 7’000 pieds. Je n’ose pas la traverser sans autorisation.
Je monte au niveau 90 pour passer des sommets qui se dressent sur ma route et parviens finalement à joindre Santiago par radio. J’ai 50 km/h de vent de travers face.
Je pense à Bill qui vient se passer de si nombreuses heures assis dans sa machine. Franchement je n’aurais pas de plaisir. Je ne sais pas comment il fait. Son ancien métier de pilote de ligne l’a certainement habitué aux longs vols. Sa dernière étape Alaska, Pôle nord puis la côte est des Etats Unis a duré 25 heures et 39 minutes. C’est plus qu’impressionnant. Encore un colossal bravo Bill.
Je trouve une brume relativement dense en me rapprochant de la capitale. Alors que le vent soufflait du nord ouest en altitude c’est la 19 qui est en service. 1 h 55 de vol.



13 réponses à "Concepción – Santiago."
« Je traverse une petite couche » ….hum hum !
Cette cordillère des Andes en a impressionné plus d’un, surtout les pilotes de l’Aéropostale qui devaient la franchir régulièrement et ce, par tous les temps !
La ligne doit passer !
Quand on relit les conditions dans lesquelles volaient ces pilotes, ça fait frémir .
Si les aérodromes en France ou ailleurs connaissent quelques difficultés avec les riverains, je me demande ce que ça doit être avec ceux de la piste de Santiago … parce que c’est urbanisé jusqu’au seuil de piste .
Bien que ça soit une petite piste, vu sa largeur, mais quand même .
Amitiés
Alain
C’est avec plaisir que je retrouve le site. Malheureusement, je vois que tu ne t’es pas amélioré comme pilote, bien au contraire. Durant une minute, tu n’as pas réussi à éviter de nombreuses gouttes d’eau ! C’était tout de même magnifique.
Sans transition, j’ai constaté avec plaisir que le Dr Tyb (excellent l’allusion au Dr Ogino) recommence à sévir sur le site. Je ne serais pas étonné que nous assistions d’ici quelque temps à la naissance d’un nouveau couple, littéraire bien sûr, avec la « Dame » à laquelle je pense. On verra bien.
C’est vraiment pas beau de souffler sur les braises! Vois le résultat plus que navrant!
Hello Eric, très belle percée au décollage ! et arrivée à Santiago du Chili, une ville si mystique et chargée d’histoires aéronautiques….
Hummmmmmm…. ouais… je suis d’accord avec Alain…. Si ta « petite » fuite d’huile est à l’image de ta « petite » couche, tu as du souci à te faire !!!
Il me semble bien que le V de VFR, c’est « Visual », … et pas « Verrai bien si ça passe » !!
Quant aux riverains, les chiliens doivent être des gens bien moins râleurs que certains autres 😉 pour tolérer une piste au bout de leurs jardins…
Ah… Santiago ! Ça me fait immédiatement penser, bien sûr, à la chanson d’Hugues Auffray (que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître) : « San-ti-A-A-go !! »
Une question au sujet de cette chanson me taraude, néanmoins : La Margot d’Hugues serait-elle la même que celle de Georges, vous savez, « qui donnait la gou-goutte à son chat » ?
(Note aux plus jeunes : c’est Margot qui donnait la gou-goutte, pas Brassens) ? Mais je réalise soudain que les moins de… 70 ans (au moins) ne peuvent pas connaître…
Bonjour, André ! Content de te revoir ici ! Mais tu risques d’être déçu : j’entre en phase I « d’ascétisme littéraire »… Si ça s’aggrave, ce sera la phase II, aussi appelée « ahuitisme »… Bref, je serai bref. Ça sera dur pour moi, mais je crois que ça fera des vacances à certains ! 😉
Ohhh, Monsieur Tyb, tu (1) fais offense à ma culture !
Et oui, … bien que pas sexagénaire pour 2 sous, je connais la chanson d’Hugues Auffray (2).
Doublement offensée (car encore moins septuagénaire, claro !) puisque je connais également la têtée féline (3) de Brassens…
Il y a Monsieur André qui veut nous marier, littérairement parlant, … l’avenir dira s’il y a complémentarité ou concurrence !
A suivre.
————-
(1) C’est vous qui l’avez réclamé.
(2) qui naviguait en père pénard jusqu’à Santia-a-NO… Ahh, faudra réviser tes classiques 😉
(3) Non, non, ce n’est pas un médicament !
Santia NO (¡pero Cuba, sí!). Bien sûr…
Quasiment 55 ans, donc, que je me vautre dans l’erreur ! Probablement l’âge — et/ou une ouïe faiblarde — m’a fait transformer ce « N » en « G ». (À propos d’âge, n’oublions pas que dans « sexagénaire », il y a bien « agenaire »…).
Quant au « Père peinard », je penche plutôt pour le style de navigation de la périssoire de Georges que celui du « fameux 3-mats » de Hugues. Me trompé-je ?
Et enfin, de la même facon que l’on trouve des rats champêtres et des rats urbains, il existe des tics de langage et des tics d’écriture… Là, je devine une morsure de tic d’écriture (les plus sauvages !) particulièrement profonde…
¡Hasta pronto!
Tyb
Je connaissais la morsure de tique, mai pas celle de tic.
Cela dit, la dite morsure n’est guère profonde, ma prose étant une pâââle imitation de la vôtre !
Quant au mélange des genres, vous ne vous trompâtes point !
C’était un piège, vous n’êtes pas tombé dedans, … quel talent ! 😉
😀
a ton décollage video et musique font rêver !
petite couche …!
grand « cordillera » .
Merci pour le voyage, même si comme tu dit il n y a pas grand chose à voir c’est toujours un moment de plaisir.
Amities
Sans vouloir offenser vos cultures, la chanson de Hugues Auffray c’était SANTIANO.
Mais à l’époque de la navigation à voiles, y avait pas de codes OACI d’aéroports.
C’est p’être le Riquet qui s’est gouré?
Si les autorités européennes pouvaient s’inspirer des autorités chiliennes pour permettre des vols comme tu les réalises ce serait un grand pas vers la liberté de voler. Merci de prouver que les pilotes sont des gens responsables à qui on peut faire confiance.