Valdivia – Temuco.
Dimanche 18 janvier 2015.
Valdivia – Temuco / 110 km.
Tempête de ciel bleu ce matin à Valdivia. Négligence : je ne me donne pas la peine de vérifier la météo à destination ne pouvant pas imaginer une seconde que le temps puisse être différent d’ici. Décollage en 35, je monte à 3500 pieds. Je contacte Temuco et leur donne mes informations de vol. Ils me rappellent 3 minutes plus tard pour me communiquer les conditions. C’est couvert avec un plafond assez bas. On me demande mes intentions. Je leur dis que je vais voir comment ça se présente. Ce ne fut pas évident, je ne tiens pas à donner ici tous les détails car on risque de me dire que je montre le mauvais exemple. Je suis néanmoins convaincu que chaque pilote devrait apprendre à se poser dans des conditions de très faible visibilité. Au moins faire l’exercice une fois encadré par un instructeur. Cela pourrait un jour lui sauver la vie d’être capable de le refaire. Là en l’occurence j’aurais pu retourner à mon point de départ car j’avais très largement assez d’essence. Je me suis posé en 01 avec une piste toute éclairée, c’était magnifique. J’adore.
Je rejoins mon hôtel puis pars à la découverte de cette ville. Entretemps le soleil a fait son apparition. Une nouvelle fois, je ne sais plus sur quel site j’ai vu qu’il fallait s’arrêter à Temuco mais pour ceux qui auraient envie de venir un jour au Chili, ce n’est pas une halte indispensable, de loin pas, il y a franchement beaucoup mieux à voir !
Une des curiosités ici est le Cerro Ñielol. C’est l’unique Zone Sylvestre Protégée du Chili à être située dans une aire urbaine. Cette colline verdoyante de 89 hectares surplombe la ville.
L’autre attraction est le marché municipal qui regorge de boutiques artisanales de toutes sortes.
C’est peu vous en conviendrez !
Allez, pour vous remonter le moral, je vais vous dire qu’il va y avoir des choses exceptionnelles et plus encore à contempler très bientôt. Le nord du Chili recèle de vrais trésors. Vous allez hurler tellement ce sera beau.
Bill lui a quitté la Californie et est arrivé à Fairbanks en Alaska au terme d’un vol de 11 heures 26 pour 2’104 nm. Il ne lui reste qu’une dernière étape à franchir, le pôle nord avec un retour sur la côte est des Etats Unis tout près de Washington DC (4’800 nm, plus de 24 heures de vol). En pensée avec toi Bill. Tu peux le faire et tu vas le faire.
Demain vol de 242 km vers Concepción.





12 réponses à "Valdivia – Temuco."
Dommage Eric que tu n’ais pas mis ta Go Pro en route pour ton atterrissage aux instruments à Temico .
Comme tu le présentes, ça devait être quelque chose !
JL
Une pensée pour toi Éric et aussi pour Bill, tous deux grands spécialistes des vols en conditions difficiles !
Bons vols à vous deux.
Patrick
C’est une tripale que je vois sur ton bébé Eric, ou c’est un effet d’optique ?
« Le nord du Chili recèle de vrais trésors. Vous allez hurler tellement ce sera beau. »
Ah non…. Fais pas ça, je vais encore avoir des problèmes avec mes voisins !!!
T’as pas un peu fini de nous faire baver comme ça…. pfff…. pas cool ton truc.
Quant à ta négligence, là tu exagères ! Ni plus, ni moins…
Well done dear friend, mais visiblement (façon de parler 😉 ) chaud-chaud !
Par contre, pour la non prise de météo… pââââââhhhh bien.
Je pense même qu’une gente dame va se manifester en ce sens re 😉
Balaise la performance de Bill
@+ ma poule
Marc
Oups, pas vu que la gente dame m’avait devancé en te donnant la bénédiction pour ta négligence.
Dans ce cas… ce que femme veut 😉
J’aurais bientôt même plus besoin de commenter, tellement vous connaissez ma réaction par avance !! 😉
Je pense à un truc Eric.. : pourquoi ne profites-tu pas de ton (long) séjour en Amérique du Sud pour passer une qualif IFR ?? Ca doit se faire vite fait pour pas cher là bas, hein ?!! Au moins tu ne t’em..bêterais plus avec les plafonds bas, les visi réduites, les couches soudées et autres contraintes météo.
Ah, zut, le bébé ne doit pas être équipé IFR, quoique, quoique.. avec toi il faut s’attendre à tout !
Sacré Eric ! 😉
Besos frescos
Je confirme Cyrille, le WT9 LSA ou ULM, n’est pas autorisé à l’IFR, ni au vol de nuit d’ailleurs .
Qui dit vol en IFR en plus,vous le savez aussi bien que moi, signifie plus de vols à basse altitude, of Corse, points de passage obligatoires, le périple perdrait considérablement en charme !
Un peu comme pour Bill, une fois en l’air, sans nier l’exploit ou l’inconscience, on ne peut pas dire que ça soit très folichon …
Ah non, pour l’hélice,à mieux y regarder, c’est le cache pitot qui donne cette impression d’optique ?
Bonjour Éric
Il faut bien, de temps en temps, avoir un peu d’imprévus, lorsque tout est asseptisé la vie n’est pas drôle . Lorsque les risques sont maîtrisés tout va bien. En voyant la photo de ton bébé on voit bien que le plafond était à la hauteur de la cime des arbres, c’est quand même un peu bas. Il me semble que c’est 1500ft mini. Mais toi au moins tu as un horizon artificiel !!!. Il faudra inventer le VFR sans visibilité en ULM pour toi.
Au retour on devrait te donner la qualification IFR. C’est souvent pour des petits vols que l’on ne voit pas le nécessité de prendre la MTO et pourtant il faut le faire.
Nous sommes tous en attente de la suite, ce sera difficile de faire mieux que les précédents périples, prend quand même le temps de prendre les NOTAM et la MTO avant de décoller.
Amitiés
Tu as raison Eric, n’écoute pas les grincheux qui se fient aux dictats des textes officiels. Heureux pays le Chili qui fait confiance aux qualités des pilotes d’ULM. Puisse-t-il en être ainsi en notre Europe! Mais là, je crois que je rêve!