Cordoba – San Martin de los Andes
Lundi 22 décembre 2014.
Cordoba – San Martin de los Andes / 1144 km.
Arrivée à l’aérodrome à 8 h. Je vide les 50 litres d’essence que je viens de prendre dans une station Shell. Je rencontre 2 italiens de Napoli qui viennent passer leur licence de commercial pilot ici et qui me demandent si je suis un commercial pilot. J’ai presque un peu honte de leur dire que je n’ai qu’un petit brevet ULM. Ils me disent que le prix ici est trois fois moins cher qu’en Italie. Avis aux amateurs ! Ils passent sept mois sur place. On dépose mon plan de vol par téléphone et je suis très surpris que ma route directe pour San Martin soit acceptée. Il faut dire qu’il n’y a pas vraiment d’airways disponibles sans me pénaliser avec d’énormes détours.
Une ambiance vraiment très chaleureuse, je salue tout le monde et les quitte avec nostalgie. Rien à payer. Je remercie infiniment. Décollage en 22. Je monte à 10’000 pieds. Je sais que je vais avoir du vent de travers face durant tout le vol. Je passe une première chaîne de montagnes et me retrouve derrière dans une vaste plaine que je vais suivre jusqu’à ma destination.
La température extérieure est de 2°. Il est vrai que je ne vais pas vers le chaud. Je vais devoir ranger mes bermudas durant quelques jours. Je me réjouis de découvrir cette région. La Patagonie a toujours représenté pour moi un endroit magnifique. La météo annoncée à Ushuaia pour les 14 prochains jours reste mauvaise avec énormément de nuages et une heure de soleil en toute fin de journée. Je ne sais pas encore si j’aurai l’occasion de m’y rendre ou non. Mon ami Telmo me dit qu’il peut y avoir de courtes éclaircies dans une journée. Nous verrons !
Cordoba me demande de passer avec Mendoza contrôle mais ils sont trop loin et je ne parviens pas à les joindre. Je suis tranquille durant 2 heures. Le vent passe à 50 km/h. Je descends à 9’000 puis à 8’000 pieds. Ca souffle moins mais c’est très turbulent. Je remonte au niveau 100. Au milieu de nulle part, une piste et quelques habitations surgissent.
Ca continue à secouer. C’est à 12’000 pieds que je vais enfin trouver un peu de calme. Il fait moins 3°. C’est le désert.
Je demande à un autre appareil de faire un relais afin de rassurer tout le monde. Je suis à 1h 15 de ma destination. Je suis impressionné par l’immensité de ces étendues vierges et inhospitalières.
Soudain ça commence à bouger très fort, tout vole à 2 reprises dans la cabine. Je suis derrière la Cordillère (photo ci-dessous) et je ramasse tous les rouleaux du vent du sud ouest. Cela va durer 40 minutes.

Je serai violemment secoué durant toute mon approche et jusqu’au sol où la manche à air est horizontale. En plus, on ne parle pas l’anglais à la tour, je m’améliore. Atterrissage très chahuté en 24. Je me bats avec le manche et les palonniers jusqu’à ce que les roues soient vraiment posées et même en roulant je prends encore des rafales. 4h40 de vol.
Bon, il faut que je vous le dise quand même : j’ai à nouveau des traces d’huile sous ma machine depuis quelques vols et je dois à chaque fois en rajouter car le niveau est régulièrement en-dessous de la moitié. Mon ami Telmo remue ciel et terre pour trouver une solution. Il m’a trouvé une personne ici qui va regarder demain matin d’où peut provenir cette fuite. C’est la vie, je n’ai plus envie de m’énerver pour ça.
Je traverse San Martin de los Andes, petite ville typique de la région. Je suis au nord de la Patagonie.
La même vue d’en haut.
L’ambiance est fantastique. L’environnement superbe. J’en garde pour demain. Je vous mets juste un peu l’eau à la bouche avec l’image à la une.
Je rejoins mon hôtel qui est en pleine nature dans un cadre enchanteur.
C’est d’une rare beauté. J’aimerais rester ici 2 semaines à faire des ballades mais c’est malheureusement complet à partir de demain. Je me rendrai donc vraisemblablement à Bariloche où je suis parvenu à trouver une chambre. Mais avant je vais parcourir la région et la GoPro a été chargée.








30 réponses à "Cordoba – San Martin de los Andes"
Si ce n’est pas trop pesant de visiter en étant toujours seul, c’est que tu as vraiment un sacré caractère, ce dont je ne doute pas. Quoique !
C’est vrai que tes photos, du vol et de San Martin, mettent l’eau à la bouche. De plus, j’ai presque envie de croire que celle de la une a été prise depuis le cockpit en passant juste entre deux branches !
bonjour, vu qu’il n’est pas là je vais me lâcher. Il a un énorme caractère, il est monté sur roulements à billes, il ne tiens pas en place, mais n’étant pas gay j’ose dire, on t’aime comme tu es, un mec super, avec un énorme coeur pour tout ce qu’il fait, avec beaucoup de courage pour ces trips qui ne sont pas toujours facile à maitriser. Demain c’est noël, bonne fête loin de nous, Salut grand voyou jc
De bleu de bleu (expression typiquement genevoise), tu as bouffé du lion en cette fin d’année, mon cher Jean-Claude, mais, je te le concède volontiers, c’est bien vu. Heureusement que tu n’es pas une femme, l’Eric serait capable de te demander en mariage. Et nous, on ne l’aurait plus. Imagine la tête de Dame Cyrille et des autres … dont la mienne !
Dame Cyrille voilà ce qu’elle dira si l’Éric épouse monsieur Jean-Claude :
‘Ah ben zut alors… moi qui suis persuadée que la Femme est faite pour l’Homme comme le pommier pour la pomme ‘ !
Cela dit Éric est un grand garçon, il fait bien ce qu’il veut…
4 remarques :
1/ Comment ça tu as honte de n’avoir qu’un brevet ULM face à des pilotes de lignes ???
Mais tu devrais être FIER, parce que ce que tu fais, eux ils en sont bien incapables…. (Sans vouloir aucunement faire offense aux PL qui lisent ces lignes)
2/ »Au milieu de nulle part, une piste ».. : je me demande si tu n’es pas dans un coin de la planète réservé aux OVNIs …! C’est louche toutes ces pistes, très longues de surcroît, où il n’y a pas un chat à la ronde…
Si tu as été récemment regardé comme un OVNI, ce n’est pas par hasard… !
3/ Le bébé fait de l’huile : mais tu vois ce que tu lui fais endurer, le pauvre, …. 40 minutes en mode essorage ! A sa place, moi aussi je ferais de l’huile !!!
Blague à part, tu finiras bien par trouver un mécano qui va t’arranger ça une nouvelle fois…
4/ Ahhh, ton hôlel… ! Ben mon cochon…, j’espère que la météo venteuse ne viendra pas trop gâcher la quiétude que ce lieu inspire…
Bon repos, bonnes balades même si la polaire s’impose à cette latitude.. et hasta luego Amigo.. Take care.
du temps de Guillaumet on t’aurai donné ton PPL tout de suite, maintenant c’est plus important d’apprendre par coeurs les réponses aux 3 ou 4 questions à choix, de faire du simulateur. Après en l’air c’est une tout autre chose. jc
San Martin de los Andes c’est notre préféré dans la région de 7 Lagos.
Bariloche c’est mois sympa.
Nous attendons tes photos et vues aériennes de cette magnifique région que nous avons adoré.
Amitiés Jorge et Susana
Eric, comme d’habitude superbe photos.
Je crois que l’on va se regaler ces quelques prochain jours.
Bon Vols
Yves
Dear Eric
Am following your progress in South America with great interest. You are a modern day equivalent of Vasco da Gama, Christopher Columbus, and Marco Polo all wrapped up in one efficent package. How they would envy your Garmin with GPS,
Eric we all wish you a very happy Christmas in South America. It was last Christmas when you were with us in New Zealand. Time is similar to F-JUKE . It flies very fast.
Kevin and Brussie would join me with this message.
All the very best for your travels, and kind tail winds.
With very best wishes,
Stephen Field, Cheviot, New Zealand.
Sacré pilote de « petit ULM »…. ton pauvre bébé après avoir été martyrisé jusqu’aux Marquises en passant par tout ce qui peut exister est bien sympa! Pas sur que des Robin ou autre « avion » auraient été d’accord!
N’oublie pas de faire le plein d’oxygène, et resserrer les o-ring…. je sens que tu vas encore aller taquiner les over 14KFeet…
Tu vas arriver dans cette région de Patagonie et nous faire tellement envie que l’on va tous tes potes venir te retrouver! Appelle Florent Pagny de ma part 😉
http://www.latitud-argentina.com/blog/florent-pagny-neo-patagon/
Profite bien, tes photos sont top superbes, et fait gaffe à toi quand même Bise Didier
C’est magnifique de visiter la région vu du ciel car je l’ai fait en bus régional pas vraiment confortable.
Mais vu les turbulences que tu endures c’est pas triste non plus.
En pensant aux navigateurs portugais, ils n’ont pas rigoler, au vue des carcasses de bateaux dans le canal de Beagles …
Tous les jours du plaisir de vivre tes aventures.
Amitiés Gerard
Bonjour Eric,
Encore un petit whisky à l’arrivée, après avoir été roulé dans les turbulences.
Vu la hauteur des montagnes, les rouleaux derrière doivent être costauds…
Comme le fait remarquer très justement Cyrille, tu n’as pas a rougir de ta licence ULM.
Quel est le PL qui aurait les » guns » de faire ce trip et d’affronter ces turbulences, eux qui ne savent plus déposer un FPLN et qui passent au dessus avec le radar qui va bien ?
Tu es bien le Vasco de Gama des temps modernes, comme je viens de le lire plus haut.
Par contre, je note que Cyrille n’est pas insensible aux charmes de ton hôtel.
Serait-ce le point faible de cette poète des temps modernes, le confort douillet d’un hôtel, tres agreble au demeurant ?
Il faut bien lui trouver qq défauts , sinon on va rester en pâmoison jusqu’à la fin de ton trip…
Soigne bien ton BB.
Bises.Paul.p
Bonjour Monsieur Mac,
Sachez que les Sheraton, Martinez, Negresco et autres Hilton ne m’intéressent pas le moins du monde.
Si vous comptiez m’amener là pour mes prochaines vacances, c’est mort !
En revanche, un lodge dans les arbres au fin fond de l’Afrique ou de l’Amérique, alors là oui, ça me botte !!
Cela étant dit, je ne suis pas sûre que la baignade dans la rivière du bas me ravirait… Quoique le froid, ça raffermit les cuisses, alors une fois de temps en temps, why not !!! Et puis s’il y a un petit spa ensuite, alors là… le pied !
Bjr Cyrille,
Il y a bien longtemps que les Cies aériennes ont déserté les Palaces.
Bon le Sheraton, encore qq fois mais de plus en plus rare….
Je pense qu’Eric, comme nous tous, est plus proche de l’hôtel de charme que ces grands établissements pour riches retraités .
Quand on veut éviter les moustiques, les lodges ne sont pas top non plus…
Par contre, vous connaissez peut être Tandacaillou, un charmant hôtel dans les arbres en Guadeloupe, et là je souscris également a votre choix.
L’orthographe du lieu est à vérifier, c’est sur Basse terre du côté de Deshaies.
La rivière en bas pour raffermir les cuisses comme vous le souhaitez.
Il y aura même le Spa avec de l’eau chaude….
Par contre cela risque de vous attendrir, ma chère Cyrille……
En attendant, Eric nous fait bien rêver et restons concentres sur son magnifique parcours .il lui faut bien des hôtels sympas pour se reposer de ces fortes turbulences….
Au plaisir de vous lire.
Paul
Je sais bien que les cies font des économies sur tout. Sur un FDF-Paris, avec Air France, me suis crue sur Ryanair !! Pas étonnant qu’elles ne logent plus les personnels navigants dans les 4*, dans quelques années ce sera au Première Classe !
Merci pour le tuyau gwadeloupéen, ça tombe à point nommé, je comptais y aller fin janvier ! (je dis ‘je comptais y aller’, car vu les mauvais échos que j’ai de cette île, je me demande si je ne vais pas changer de destination)
Oh, mais les moustiques, franchement, c’est mineur comme problème : une moustiquaire et un peu de citronnelle et c’est réglé… Pas ça qui m’arrête…
Hello, prends le temps de faire examiner et réparer la fuite d’huile de ton « Bébé ».
Vérification du vilebrequin qui peut abimer le oïl ring et provoquer la fuite.
Profite de la nature de cette région et raconte nous tes virées vues du sol.
Joyeuses fêtes de fin d’année.
Encore un beau vol technique et difficile .
Pas mal pour un pilote d’ULM !
Et j’avoue que je suis assez d’accord avec l’analyse générale pour dire qu’un vol en IFR avec un dossier
préparé par le staff et tous les contrôles qui vous attendent sur la fréquence , c’est beaucoup plus facile qu’un vol VFR à l’étranger , préparé seul , météo , points d’entrée , réglementation spécifique etc .
C’est un instructeur Air France qui me le garantissait , alors …
Je n’entrerai pas dans les considérations hôtelières développées en amont , mais je vois que beaucoup
sont plus tentés par l’aventure , plutôt que par le confort douillet d’un quatre étoiles .
Je voulais inclure un petit film sur un avion au parking , un PS 28 , filmé par une caméra de surveillance ,
calé mais non amarré au sol , qui décolle littéralement , en arrière et disparait du champ de la caméra .
Mais pas moyen d’inclure une pièce jointe avec un film .
Bonne continuation et pas de risques dans le sud .
En tout cas , l’endroit où tu trouves est superbe !
« Bienvenue sur ce site destiné aux passionnés d’aviation, d’aventures et de voyages » :
Voilà le préambule mentionné par Eric. Faut donc pas s’attendre à des commentateurs ‘bling-bling’ fréquentant les 5*. (excepté Monsieur Paul, contraint par son employeur de subir le 4* !!! , je vous taquine)
Eric, quand je te dis que tu n’as pas avoir honte de ta licence, tu vois bien,… je ne suis pas la seule à en être convaincue..
Vu la photo en-tête, n’es-tu pas passé un peu bas sur le lac ?
A mon avis, la ‘une’ n’est pas une photo prise depuis les airs…
On a tellement à l’esprit qu’Eric passe son temps uniquement en l’air qu’on ne l’imagine plus en train de fouler le sol !! Dingue, ça…
Eric joue à l’accro-branche en Patagonie, tout simplement !
Tu t’es fait tabassé sous les rouleaux de la Cordilaire des Andes, ça ma rappelle la Sierra Nevada en pendulaire, souvenir assez moyen,. Mais bon, on va pas pleurer pour toi car tu es proche du paradis à voir tes magnifiques photos ! Pour ta fuite d’huile, regarde sérieusement ton turbo, quand il est malade il fuit, mais alors ça fume côté échappement !?
On part skier sur l’herbe… on pense à toi !
Dominique et Anne
L’art de retourner le couteau dans la plaie (presque normal dans le cas présent – comprend qui peut). Si le Rotax du BB avait un turbo, Eric ne se contenterait pas de ne voler qu’à 20’000 pieds, n’est-ce pas Cyrille ?
En répondant à Cyrille sur la Guadeloupe, je pense également à Éric qui passera par cette île l’an prochain .
Hormis Cuba qui va s’ouvrir aux gringos et qui est le fleuron des Caraïbes, la seconde est la Guadeloupe, avec ses îles satellites: Marie-Galante, les Saintes, la Désirade, petite terre et aussi la Dominique qui est indépendante.
Pour 15 jours, toutes ces îles sont superbes avec des personnes authentiques vivant sur ces petites îles.
Bien sûr Pointe à Pitre est décevant et il faut éviter d’y rester, mais la proximité de ces îles facilement abordables par bateau ou avion est un délice pour tous les sens.
C’est vrai que depuis l’ouragan Hugo de 1989, les guadeloupéens sont devenus des assistés à 80% et que l’hôtellerie et les services sont devenus inexistants.
Pour des baroudeurs comme vous êtes, si vous sortez des sentiers battus en allant sur ces îles satellites, vous ne serez jamais déçus.
Je troque une nuit au Sheraton contre une nuit dans les arbres si je me suis trompé sur vos aspirations…..
Mais je vous assure également que je ne prendrai pas ma retraite en Guadeloupe.
Juste une visite et sortir des clichés médiatiques peu enclins à la découverte de ces îles antillaises.
Alors, pourquoi pas ?
Ah, mais oui… Cuba.. Les Saintes… Comment n’y avais-je pas pensé ?
Merci, monsieur Paul, pour ces idées lumineuses…
Vous dormirez donc au Sheraton, car effectivement, vous avez bien compris mes aspirations…
Quant à la retraite au soleil, je crois qu’il vaut mieux se méfier de ces pseudo-paradis exotiques. Rien ne vaut un bon petit pays de l’Europe du Sud… !!!
Je connais bien la Guadeloupe et j’ai une maison au Moule .
C’est une île très agréable si on la voit avec un angle un peu différent de celui des touristes.
Les vols locaux sont superbes etj´y ajoute souvent Canefield ,Antigua , St Kitts et Montserrat
Eric vous contera tout ça avec talent.
Bonnes fêtes à tous
Jo
Qu’est ce que tu nous fais là ma poule, ton image à la une, j’ai pris quasiment la même à Interlaken, dans ton pays, mais en vol moi 😉 Tu serais rentré en Suisse pour les fêtes sans rien dire à personne et en invoquant une escapade à Bariloche?
Trêve de plaisanterie, c’est une grande page d’histoire de l’ULM que tu nous écris là. Le PPL c’est juste pour être bien dans les papiers, qu’est ce que t’en as à foutre des VOR, NDB, radiales en tous genres et les tonnes de papiers Jeppesen, que même eux ne produisent plus car ils ont compris, eux! Près de 100 heures de vol depuis le 1er novembre, avec un ULM et au dessus des océans. Y a t-il un seul avion piloté par un PPL qui tient la comparaison? Confidence pour confidence, si le VL3 n’existait pas, je m’achèterais bien un WT9 😉
Ton bébé te fait un petit caprice, ok, mais tu lui demandes de tourner presque à chaque fois pendant 10 heures dès qu’il entend que tu demandes un start up. Il y a des moteurs bien plus prestigieux qui pissent comme ça naturellement même pour des vols d’une demi-heure. T’as bien raison de relativiser. Si tous tes paramètres sont dans le vert.
Profite bien. Ici gusts à 40 Kts
Marc
Merci Eric pour cette nouvelle découverte, je ne voyais pas la région comme ça.
Bonnes fêtes à tous, et ne laissons pas de vulgaires joints toriques nous gâcher cette fin d’année !
Yves M.
Salut Éric
Je te souhaite un bon Noël au soleil J espère que le soleil est présent.
Amitiés
Patrice
Happy Christmas Eric.
greets from Holland.
Joyeux Noël Eric !
Yves M. (from Périgord ce soir)