Mendoza jour 2.
Lundi 15 décembre 2014.
Le ciel est très couvert à mon réveil. Je me dis que la journée ne va pas être fantastique. Je prends mon petit déjeuner à 6h30 et à 6h55 je roule déjà sur la RN7.
Je longe des kilomètres de vignoble. La viticulture en Argentine est originaire d’Espagne. La province de Mendoza représente plus de 60 % de la production de vins argentins.
Le ciel s’éclaircit doucement laissant apparaître quelques rayons bienvenus.
Après une heure de route je trouve le grand soleil à Uspallata. Content Guilloud. C’est là que je me dis que j’aurais dû venir en avion.
Les routes sont excellentes. Certaines personnes roulent à 180 dans les longs bouts droits qui s’étalent sur des kilomètres. Incroyable ! Les gens respectent très peu les limitations. Lors de travaux sur l’autoroute avec un panneau 40 km/h, toutes les voitures étaient à 100.
La luminosité est exceptionnelle. L’environnement féerique. C’est une journée de rêve ! 
Mendoza est à 750 mètres d’altitude. La route serpente en montant doucement, passant d’une vallée à une autre.
Les paysages sont époustouflants.
Après 2h15 j’atteins le Parque Aconcagua. Une petite marche de 20 minutes me permet de l’approcher de plus près. La montagne est majestueuse (image à la une).
Le « Puente del Inca » est un pont naturel ainsi qu’une vraie curiosité géologique. Il a été formé par l’action des eaux minérales et son nom vient d’une légende. Elle raconte qu’il y a très longtemps, un grand chef inca avait un fils malade pour lequel il avait essayé toutes sortes de remèdes, sans succès. Puis, il entendit parler de ces eaux minérales miraculeuses qui pourraient le soigner. Il prépara donc un groupe de ses meilleurs guerriers afin d’escorter son fils et lui jusqu’au lieu dit. Une fois arrivés, ils se retrouvèrent face au fleuve, qui les séparait de la rive où se trouvaient les eaux curatives. Sans hésiter, les guerriers se regroupèrent tous pour former un pont humain, sur lequel le chef et son fils purent passer. L’enfant bu de l’eau miraculeuse et quand ils se retournèrent pour retraverser le pont humain, les hommes avaient été pétrifiés, formant ainsi un vrai pont.
Je poursuis ma montée et atteins Las Cuevas, le tout dernier village avant la frontière chilienne.
De là une route de 8 km non goudronnée monte au Cristo Redentor de los Andes à 3832 m. Il fut inauguré le 13 mars 1904 pour célébrer la résolution pacifique du conflit frontalier entre les deux pays.
La vue y est impressionnante.
Je reprends la route de retour en m’en mettant encore plein les yeux.
Je suis stupéfait par la variété des formes et des couleurs.
Arrivé à Mendoza je vais remplir mes réservoirs souples avec de la 98 octanes. A l’aéroport je les place sur un chariot bagages et me présente auprès de la sécurité. On appelle le chef qui ne voit pas comment organiser les choses pour amener ces 75 litres vers ma machine. Cela n’a jamais été fait, ce n’est pas prévu, ce n’est pas répertorié dans le manuel !! Le responsable de l’aéroport est appelé à la rescousse. On me dit que je dois aller me poser sur un petit terrain en herbe à 8 km d’ici et que là-bas je pourrai faire tout ce que je souhaite. J’explique que ce sera un tout petit peu compliqué une fois posé là-bas de revenir ici chercher ma voiture avec l’essence. Ils en conviennent et après un bref conciliabule entre eux, les obstacles ont soudainement disparu. On va m’accompagner pour faire rentrer l’essence par une entrée un peu à l’écart et un véhicule viendra la récupérer et me l’amènera à l’avion. Comme quoi lorsqu’on réfléchit un moment, on trouve toujours une solution.
Demain le temps devrait être au beau et j’espère pouvoir vous faire de belles images avec ma GoPro en route pour Salta. J’ai décidé de laisser tomber San Juan où il n’y a finalement pas grand chose à voir.















27 réponses à "Mendoza jour 2."
Magnifique. Je me réjouis de découvrir les mêmes paysages depuis ton avion. Mais au fait, toi qui n’aimes pas le froid, quelle température fait-il là-bas à 3832 mètres ?
Beau, de toute beauté, prodigieux!
Encore de belles photos ………..et commentaire .
Merci l’ami
Images extraordinaires; merci Eric de nous donner chaque matin notre dose d’émotions et de nous permettre d’attendre le lendemain pour découvrir du toujours plus beau.
Magnifiques les paysages de cette rando.
Je te souhaites la même météo demain pour longer en vol ces montagnes mythiques.
Bon vol Eric, les beaux jours reviennent.
Le mieux serait de montrer a tout fonctionnaire zelé, la video de ton fils et expliquer que c’est toi le grand maitre qui lui enseigne la sagesse, mais faut pas trop l’enerver quand meme…
Hello Eric, tu as bien fait de faire cette reconnaissance par la route pour juger les difficultés de cette belle montagne qu’est la Cordillère des Andes. Toujours des clichés fabuleux, merci de ces multiples couleurs et la pureté de l’air, rendant tes photos limpides ! J’aime beaucoup la 7736 ! Bonne préparation, bon vol et gaffe aux turbulences, tout fixer dans la cabine… et aussi bien serrer la ceinture !
Ta Une n’est pas belle : elle est sublime ! Merci routier !
Quelle hostilité… mais quelle beauté fascinante.
Je lisais quelque part : « Dieu a mis l’Homme sur Terre uniquement pour qu’il contemple la Création »…. Il doit y avoir du vrai là dedans.
paysages magnifiques merci de nous faire profiter.
Magnifiques les photos et le commentaire!! Tout semble OK pour le saut au-dessus des montagnes. Good Flight.
Paysages majestueux d’une rare beauté. Merci de nous faire partager ces moments d’émotion. Je me réjouis de la suite. Bon vol ………et à demain.
Génial et impressionnant le tracking en temps réel, on peut presque compter les sapins !!!
Bon, sapins !?!…..façon de parler
Bonjour Éric,
Magnifique ta une.
Quelle est l’altitude du sommet que l’on voit enneigé ?
Que te disent tes météorologues pour la traversée ?
Pourquoi tu ne te poses pas sur des petits terrains pour éviter les fonctionnaires des aéroports qui doivent justifier leur job ?
Je suppose que tu as des bonnes raisons.
Bises. Paul.
Quelles couleurs, quels paysages. Tu n’es pas au bout de ta contemplation, tu arrives dans le « dur ».
Bons vols, et mets en toi en effet plein les yeux…. Tu es là-bas pour ça.
biz
gérard et Isa
Hello Eric, alors tu m’épates de survoler ces majestueux sommets vers le Nord toujours en Argentine !!! Bravo, tu as donc une bonne MTO et tu vas nous faire des images sublimes ! Je te vois encore en vol….
Eric, merci pour les récits et les photos de ces paysages époustouflants !! Tu es aussi bon photographe que pilote !
Bon vol et grosses bises,
Sophie xo
POINT # 1951
Aircraft : Dynamics WT9
Tail number : F-JUKE
Date : 16/12/2014 16:26:00 UTC
Distance from start : 10464.9 Nm – 19384.1 km
Latitude : S 30° 8.00238′
Longitude : W 69° 47.67588′
Altitude: 21113 ft – 6435.4 m
Heading: 51.0°
Speed: 146.5 kts – 271.8 km/h
Plus de 21000 pieds en VFR !!! Tu ne vas pas tarder à croiser les avions de ligne….
Tu pousses un peu là, non….?
Ben… y a pas de tunnels à ULM dans la montagne. Et puis, il doit avoir de belles ascendances. Je suis sûr qu’il joue avec les pompes 😉
Merci à la météo – de te donner le temps d’en prendre – pour cette excursion terrestre où le montagnard à retrouvé ses vraies sensations devant le grandiose et l’espace quasi-vierge.
Ne voyages-tu pas aussi pour les plaisirs terrestres ?
Waouw, quel vol!
Impatient de voir les photos et la vidéo si ta Go Pro a bien travaillé.
Là tu fais de envieux. Fantastique.
Hello Eric, te voilà posé à Salta, Aéroport Martin, je pense après un vol de rêve, niveau 210/215… avec oxygène ! Bravo ! On attend tes clichés et tu continues de nous surprendre…. A demain
17 décembre… 00h40…
Juste 2 mots : excellent anniversaire Eric !!!!
Tu t’ouvres une bouteille de champagne pour l’occasion ou bien ton vol du jour te suffit à fêter ça ?!
une bise spéciale pour ton nouvel âge…
Cyrille
HAPPY BIRTHDAY 😉 On trinque ….en pensées! Bises
Un vol qui devait être enivrant … Alors en 2 mots : « Feliz cumple. »!!!
Bises
ça monte haut un WT9 !
Et des photos sublimes comme l’ont déjà dit beaucoup d’internautes en admiration également .
Take care quand même
Amitiés
Alain