Fazenda Tamanduá.
Samedi 29 novembre 2014.
Nous partons à 8h30 pour l’aéroport. J’ai reçu ce matin un mail de l’ANAC m’informant que mes documents joints n’étaient pas lisibles. Je les leur renvoie en fichiers pdf. Nous attendons Renato qui, une fois arrivé, ne parvient pas à contacter ses collègues à Brasilia. La situation est bloquée. Je rencontre dans la salle réservée aux équipages un homme qui dépose un plan de vol. Nous échangeons quelques mots puis partons vers la cafétéria. Il est copilote sur un jet Citation appartenant à un brésilien possédant 250 boutiques de vêtements à travers tout le pays. Le commandant de bord nous rejoint. Il me montre des photos prises une heure plus tôt il prend la pose à côté de mon bébé. Nous devons nous rendre à Patos, chez un de mes compatriotes. Pierre Landolt a une fazenda de plusieurs centaines d’hectares. Tout a commencé il y a 35 ans avec l’importation par avion depuis la Suisse de 8 génisses et d’un taureau. Le troupeau atteint aujourd’hui plus de 500 têtes. Il cultive parallèlement des mangues et c’est pour fêter la fin de la récolte, qui fut cette année exceptionnelle, qu’il a organisé cette petite fête.
Super sympa il se propose de nous emmener avec son jet mais le prix demandé est trop élevé, cela ne serait pas raisonnable !! Toni est déçu.
Résignés nous décidons de nous y rendre en voiture. Départ à 15h45, arrivée à 21h45. 6 heures pour parcourir 285 km en ligne droite.
En chemin nous nous posons des questions sur le programme du gouvernement (une maison pour chacun).
Les paysages sont splendides (image à la une).
J’aurais mis 1h10 avec mon bébé. Je suis dégouté.
Il y a là plusieurs centaines de personnes dont tous les employés et leur famille. Beaucoup d’entre eux vivent sur la propriété. Pierre y a construit de très nombreuses habitations. Après le repas, de petites vidéos sont projetées sur un écran géant. Il s’agit d’interviews d’employés travaillant ici depuis de nombreuses années. Tous les témoignages font ressortir une énorme reconnaissance envers leur patron. Il est extrêmement proche de ses collaborateurs dont il sert plusieurs d’entre eux avec beaucoup de tendresse et d’amitié dans ses bras.
Une piste de danse a été aménagée.

Je me mets au lit à 3 h du matin épuisé.
Pardonnez-moi pour le retard apporté à la parution de cet article, la wifi ne fonctionnait pas là-bas.


4 réponses à "Fazenda Tamanduá."
C’est donc beaucoup plus facile de passer 10 heures en l’air entres des CB de 20 km de haut à traverser l’atlantique sud que d’affronter la connerie administrative. Moi c’est vraiment une des choses que je retiens de tous tes voyages.
Pourquoi tu veux absolument voler sous plan de vol? Si tu reste VFR local c’est pas obligatoire et t’as pas à justifier d’un numéro d’autorisation…
Hello Eric,
Pour régler les problèmes administratifs et logistiques (6 heures de route aller dans la pampa mais c’est horrible !), je te propose de demander à l’équipe de Stefan Klein inventeur de l’AeroMobil de t’envoyer un prototype que tu pourras tester en Amériques. Bon c’est vrai que 200 km/h en vol c’est pas la vitesse de croisière de ton BB mais les aîles se replient version Fantomas et tu peux rouler à 130 km/h. Une idée pour un nouveau défi avant l’Inter-pôle de Cyrille, ils auront surement fait des progrès d’ici là ! En attendant tu prends le temps de t’acclimater à l’atmosphère sud américaine… Bonne suite d’aventure et merci. Amitiés Anne
cf.vidéo: http://www.aeromobil.com/video