Mercredi 25 mars 2015.

Cuenca – Latacunga / 224 km.

Il a plu toute la nuit et le ciel est complètement bouché ce matin. Les prévisions ne sont pas bonnes et j’espère que je ne resterai pas bloqué ici plusieurs jours. Vers 10 heures j’aperçois une faible lueur et 10 minutes plus tard un premier tout petit coin de ciel bleu apparaît. Je pars immédiatement pour l’aéroport, la visite de la fabrique de panamas sera pour une autre fois !

Plan de vol, taxes à payer (40 $), je décolle en 05. L’idée est de sortir des montagnes et de rejoindre la plaine pour voir comment est la situation vu que les conditions météo sont également mauvaises à Latacunga.

Je prends doucement de l’altitude et rejoins le dessous des nuages.

IMG_0394

J’espère m’enfiler dans une vallée et parvenir à passer. Malheureusement les nuages vont jusqu’au sol et je dois prendre de l’altitude pour trouver mon salut. Beaucoup de turbulences. Je passe rapidement la barre montagneuse avec des conditions de visibilité plus que médiocres, contacte Guayaquil contrôle qui me fait repartir vers la droite et la Cordillère juste avant Alausi afin d’éviter une zone interdite. Je me retrouve au milieu des nuages à tenter de rejoindre ma destination.

IMG_0397

C’est encore un vol difficile à chercher un passage, à n’en pas trouver parfois, à jongler avec les nuages !

IMG_0395

Je ne sais pas quel vol je vais mettre en numéro 1 au niveau des difficultés car il y en a eu finalement plusieurs mais celui-ci sera également en bonne position.

IMG_0398

On ne rend pas compte sur les photos de ce que cela représente mais je puis vous assurer que ce n’était pas facile.

IMG_0399

Latacunga est en vue.

IMG_0400

La tour me fait croiser les axes pour rentrer en vent arrière main gauche pour la 19 (image à la une). On me demande ensuite de faire des 360° pour laisser atterrir un Beechcraft qui vient de s’annoncer à plus de 10 nautiques. J’informe la tour que je peux me poser et dégager la piste très rapidement sans gêner le Beech. Refusé. J’aurais eu plus que largement le temps de le faire mais ici c’est « tranquilo », no stress. 1 h 35 de vol.

Mon handling agent m’a averti que les taxes diverses à Quito sont encore plus élevées qu’aux Galápagos. Il me suggère de laisser ma machine à Latacunga, de rejoindre Quito en voiture puis de retourner à Latacunga pour sortir du pays. C’est ce que j’ai décidé de faire. Je me renseigne dans un hôtel au niveau du prix en taxi. Il y a plus de 100 km. Ce sera 55 $. Une voiture pourrie arrive. Nous nous arrêtons rapidement sur la place centrale pour admirer le siège du gouvernement,

IMG_0404

l’église

IMG_0405

ainsi qu’une rue piétonne voisine.

IMG_0406

Le chauffeur me dépose 5 minutes plus tard derrière un bus en m’annonçant qu’il se rend à Quito. Je n’ai même pas envie de discuter vu l’état de sa voiture. En 1 h 30 nous arrivons au terminal. J’ai payé 1,5 $ pour le trajet et les odeurs de transpiration. Tout compris.

La capitale de l’Equateur s’étend du nord au sud sur une distance de 50 km à une altitude de 2’850 m. Je n’ai jamais vu ville aussi gigantesque. Il me faut encore 40 minutes de taxi pour rejoindre mon hôtel.