Dimanche 22 mars 2015.

Galapagos – Salinas /  1’050 km.

Je reçois par mail ce matin ma pré-facture. Je ne m’étendrai pas davantage sur le sujet. Je n’ai plus envie de rester ici plus longtemps. Ce fut une erreur de venir avec ma machine. J’aurais dû me renseigner avant mais ce n’est pas grave. J’ai vu ce que je voulais voir.

Je suis à l’aéroport à 10h30 mais ce n’est qu’à 13h15 qu’on me laisse finalement décoller en 14. Il y a une heure de plus sur le continent qu’aux Galápagos. Il est donc déjà 14h15 à Cuenca. L’aviation civile n’autorise en effet pas, pour des questions de sécurité, que des avions privés soient en l’air en même temps que des avions commerciaux vu qu’il n’y a pas de radar aux Galápagos.

Il fait beau, j’ai du vent plein travers gauche de 10 à 20 km/h. A l’approche du continent, le vent tourne et vient de face. Mon niveau d’essence baisse. J’ai fait tout le vol au niveau 100. Cuenca est à 8’300 pieds mais il y a des sommets à 12’500 pieds devant moi pour y parvenir. Je dois donc encore prendre 3’500 pieds et j’ai 235 km à parcourir. Le soleil se couche, je vais devoir poser de nuit au milieu des montagnes, limite en essence, avec une météo très moyenne, je ne sens pas la chose. J’appelle le contrôle de Guayaquil et demande à me dérouter. Je choisis une petite ville sur la côte nommée Salinas. Il me reste 40 litres dans mes réservoirs une fois au sol. J’admire le soleil qui se couche (image à la une). J’ai pris la bonne décision.

Un représentant de la DGAC vient me trouver et me signale que je n’avais pas le droit de me poser là étant donné que cet aéroport n’était pas sur mon autorisation. Je lui explique la situation.

Demain est un autre jour !