Samedi 14 mars 2015.

Lima – Trujillo / 593 km.

Je suis à 7 heures à l’aérodrome. Jésus est là. Je sors ma machine, prépare tout, installe ma GoPro, salue tout le monde, met en route puis remonte la piste 29. Le plafond est bas mais la couche n’est visiblement pas très épaisse. Les gaz à fond, je décolle sur la moitié de la longueur, je monte rapidement et me retrouve au soleil après 40 secondes.

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Hier j’avais un peu honte avec mon unique photo. Je vous avais promis du mieux pour aujourd’hui. Vous devriez être contents.

Je suis les contreforts de la Cordillère.

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Je ne parviens pas à me passer d’elle.

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On y voit des choses que l’on ne trouve nulle part ailleurs.

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Elle me grise et me fascine.

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Un village perdu dans cette immensité.

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Vous reconnaîtrez qu’elle a de l’allure,

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qu’elle est somptueuse.

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J’ai vu sur le net qu’il y a de très beaux endroits tout près de Huaraz.

Les conditions météo sont pour une fois excellentes.

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Malgré quelques nuages, je vole en permanence avec une bonne visibilité.

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Les paysages sont grandioses,

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les montagnes majestueuses.

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C’est d’une beauté exceptionnelle.

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Je perds rapidement le contact radio avec Lima et peut ainsi savourer le spectacle qui s’offre à moi dans un silence religieux.

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Je survole une multitude de petits lacs,

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je longe des sommets enneigés,

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je traverse des vallées profondes.

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C’est vraiment magnifique.

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Je commence peu après ma descente sur Trujillo. Une brume dense empêche de voir au loin. J’aperçois finalement la mer.

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La côte n’a rien d’extraordinaire. Un dernier regard pour mon amie qui a été généreuse et tolérante avec moi.

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On me fait poser en 02 alors que tous les autres avions posent en 20. Je ne cherche pas à savoir pourquoi. Je constate au moment du touché que je suis en vent arrière.

On me prie de stationner devant la pompe sans me demander si j’ai besoin d’essence puis l’on m’informe que je dois passer au bureau pour régler les frais de handling. Je demande quel en est le montant. 200 US$. J’éclate de rire et demande  les prestations offertes pour un tel prix. J’imagine au minimum 2 call girls pour la durée du séjour !! On me répond qu’il s’agit de la mise à disposition de cales ainsi que de plots de stationnement pour entourer l’avion. Séquence déception. Je remercie chaleureusement pour cette offre si généreuse que je me vois contraint de refuser.

Le responsable de la sécurité m’informe qu’il va devoir prendre contact avec la DGAC à Lima pour régler le problème du carburant que je souhaite introduire sur le tarmac. Je m’étonne que ce ne soit pas plutôt son département qui soit concerné mais il persiste et je n’insiste pas. Je précise que j’aimerais refueler demain dimanche afin d’être prêt pour un éventuel départ lundi. Il va m’adresser un mail pour m’informer des développements.

En descendant de ma machine je suis bien évidemment tout de suite allé regarder dessous. Bonne et mauvaise nouvelle : il y avait encore un peu d’huile mais rien à voir avec avant où tout le dessous jusqu’à la queue en était recouvert. Là c’était quelques petites traînées sur 40 cm de long, insignifiant. Ce n’est pas le miracle de la Pêche miraculeuse, ni celui de la guérison d’un lépreux mais Jésus a fait du bon travail et bon, les temps sont durs mon frère !!!

A peine arrivé à l’hôtel j’appelle la DGAC à Quito où l’on m’informe que personne ne travaille le week-end. Mon départ lundi matin me paraît de plus en plus compromis.

Petit rappel car cela fait longtemps que je ne vous ai plus fait de vidéo : cliquez sur la petite roue dentelée en bas de l’image à droite et sélectionnez 1080p HD afin d’avoir une belle qualité d’image. YouTube a changé de politique. Vu que je choisis des musiques couvertes par des droits d’auteur, ils mettent maintenant des pubs en bas de l’écran. Il suffit de les fermer. Désolé !

Ce fut un vol mémorable dont voici quelques images.