Jeudi 26 février 2015.

Santa Cruz – Arequipa / 910 km.

J’arrive à l’aéroport à 7 heures. Je dépose un plan de vol, vais le faire tamponner au bureau des narcotiques, me rends dans un autre bureau pour payer mes taxes d’atterrissages et de parking (20 CHF). L’imprimante, datant de Mathusalem, ne fonctionne pas. Je précise que je n’ai pas besoin de facture mais on me prie tout de même de patienter. Je demande à payer immédiatement pour mon retour ici dans une heure. Non ce n’est pas possible. 15 minutes plus tard la facture finit par sortir.

On m’amène à ma machine stationnée à plus d’un kilomètre. Mise en route, roulage, je décolle et me pose 5 minutes plus tard à El Trompillo. Je prends 100 litres d’essence (l’Avgas coûte ici 0,80 CHF/litre), fais un nouveau plan de vol, passe au bureau des narcotiques où l’on me pose plein de questions puis redécolle pour Viru Viru. Plan de vol, je paie 15 CHF de taxe puis fais l’immigration et la douane. On m’emmène à l’avion. 2 personnes du contrôle des narcotiques arrivent avec l’inévitable chien. On me prie de tout sortir et d’étaler toutes mes affaires par terre. Je m’exécute. On fait faire 2 fois le tour à la charmante petite bête avant que je puisse tout ranger.

Je finis par décoller à 11 h 15. Je quitte la Bolivie sans regret. Je n’ai jamais connu autant de difficultés administratives, jamais vu pays aussi compliqué. J’y ai heureusement rencontré des gens merveilleux. C’est d’ailleurs grâce à l’un d’eux que j’ai eu la chance de voler là-bas. Encore un immense MERCI Joaquin. I will never forget.

Il fait beau mais j’ai encore le vent de face. Je monte à 17’000 pieds,

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survole Cochabamba, La Paz puis le Lac Titicaca.

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Devant moi tout est bouché. Je suis à 1’000 pieds sol et subis de fortes turbulences. La visibilité devient précaire. Je prends d’énormes ascendances suivies de descendances encore plus violentes. Le terrain apparait enfin. On me fait me poser en 10, vent arrière. 4 h 20 de vol.

Arequipa est un aéroport d’entrée et de sortie. Il n’y a toutefois qu’un vol international par semaine venant de La Paz. On appelle la douane. Entretemps je remplis mon plan de vol et paie 110 US$ de taxes. Le fonctionnaire mettra plus d’une heure pour arriver. Il n’y a pas d’Avgas ici ni à Cuzco. Heureusement l’essence de voiture Premium est de la 97 octanes.

J’ai un hôtel réservé à Cuzco. On m’informe que l’aéroport est fermé pour les vols VFR à 18 h 10. J’ai 1 h 15 de vol, ça devrait aller. Je décolle en 28. Le temps est catastrophique mais il fait beau à destination. Je dois partir ouest pour prendre de l’altitude, tenter de passer au-dessus de la couche avant de prendre mon cap. Le contrôle me demande mon heure d’arrivée à Cuzco. Je réponds que je devrais arriver à temps mais je me rends très vite compte que je n’y parviendrai pas et finis par renoncer. J’annonce au contrôle que je reviens me poser. Nous discutons et on m’informe que même en IFR je ne pourrais pas poser sans avoir préalablement passé un test et obtenu une autorisation spéciale d’atterrissage.

Je rejoins mon hôtel, dîne, allume mon Mac, essaie d’avancer dans la rédaction de mon article mais m’endors devant mon écran.

Demain je m’envolerai pour Cuzco.

Le tracking ne fonctionne pas, j’espère que cela va être arrangé très vite. Sorry !