Jeudi 12 février 2015.

Je suis un peu bloqué ici dans l’attente de mon colis. Il devrait arriver le 18. Oui on parle du mois de février !!

J’ai prévu de partir le 17 au matin au Lac Titicaca en voiture de location. J’y passerai une nuit et rentrerai le 18 en espérant récupérer mon colis. Si c’est le cas je prendrai un vol le 19 au matin pour Sucre et y changerai ma pièce défectueuse. Le lendemain je volerai vers Potosi qui est très proche (75 km) afin d’y passer la journée. Puis retour sur Sucre dans l’après-midi. Cela fera un petit vol test avant le retour sur La Paz le lendemain. J’ai prévu d’y faire la sortie du pays et de continuer le jour même sur le Pérou – Arequipa si tout se passe comme prévu au niveau de mon permis. Sucre n’est malheureusement pas un aéroport d’entrée et de sortie.

Je continue ma visite de la capitale administrative du pays, Sucre étant la capitale constitutionnelle. La Paz est la seule ville où les pauvres vivent en hauteur et les riches en bas.

Dans la rue Jaén, l’une des plus connues de la ville, le temps semble s’être arrêté à l’époque coloniale, comme en témoignent les pavés, balcons espagnols et façades colorées qui la tapissent.

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Au XVIe siècle, un marché aux lamas se tenait à cet endroit. Plus tard, la rue accueillit les résidences de personnages importants de la révolution de 1809 comme Pedro Domingo Murillo ou Apolinar Jaén. Actuellement, on y trouve cinq musées, parmi lesquels le Museo Costumbrista, le Museo de Metales Preciosos ou encore le Museo Litoral Boliviano, qui rappelle que la Bolivie avait autrefois une sortie sur la mer. Le grand sujet !

La Bolivie a perdu 120’000 kilomètres carrés de territoire et 400 kilomètres de côtes pendant la Guerre du Pacifique (1879-1883). Elle n’a pas digéré cette perte et chaque bolivien est aujourd’hui contrarié et fâché vis à vis du Chili à cet égard. Le 23 mars de chaque année, la Bolivie commémore la perte de sa façade Pacifique. Ce Dia del Mar (jour de la mer) est l’occasion de raviver le désir collectif de récupérer le littoral, perdu en 1879. Après de nombreuses tentatives de négociations infructueuses avec Santiago, La Paz a finalement déposé en avril 2013 une plainte devant la Cour Internationale de Justice pour tenter de récupérer cet accès. Selon le calendrier établi par la CIJ, le Chili a jusqu’en février 2015 pour répondre, après quoi s’ensuivra un second tour d’argumentation par écrit et, en théorie, des audiences publiques à La Haye. Le retour à la mer est une revendication historique de la Bolivie, inscrite dans sa Constitution. La Bolivie, un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, ne s’est jamais remise économiquement de cette perte, qui l’a privée des richesses du salpêtre et de la pêche dans des eaux très poissonneuses, mais aussi d’un débouché maritime commercial.

La sortie vers la mer de la Bolivie via le Chili «est fermée à jamais», avait dernièrement assuré le ministre chilien des Affaires étrangères, Heraldo Muñoz. Santiago a assuré que son pays ferait respecter les traités internationaux en vigueur, s’il le faut par la force, et de rappeler que le Chili « possède une armée prestigieuse et professionnelle ».

La rue Sagárnaga constitue un repaire prisé des voyageurs.

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Bars, boutiques d’artisanat et agences de voyage y sont légion.

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La Valle de la Luna, véritable paysage lunaire située à une quinzaine de km du centre de La Paz, est connue pour ses formations rocheuses érodées par le vent et la pluie, qui forment un ensemble de cratères, de fosses et de colonnes sculptées.

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Ils donnent aux visiteurs l’impression d’avoir découvert un nouveau monde.

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On y aperçoit la Muela del Diablo (dent du diable), une formation rocheuse provenant d’un volcan éteint qui s’élève à 150 m de hauteur.

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