Dimanche 8 février 2015.

Merci pour vos nombreux messages de soutien.

Des excuses pour commencer cet article à mon ami Pierre Laulhere qui avait bien mentionné dans le chapitre « Pannes électriques » la procédure de la panne avec le voyant de charge allumé. Ma check list de secours a pris l’eau et certaines pages ne sont pas très lisibles. Je dois vous avouer que je les ai tournées très rapidement et que je n’ai pas vraiment pris le temps de lire correctement. En fait, je suis ravi de n’avoir pas vu cette page car cela m’aurait stressé encore davantage vu qu’il y est sous-entendu qu’un arrêt moteur est à prévoir. Je ne quittais pas mon tableau de bord, les yeux rivés sur l’indicateur de volts, prêt à intervenir à la seconde près à une nouvelle baisse qui aurait été suivie par un arrêt moteur. Les chiffres variaient entre 11.6 et 11.5. Je tentais de les hypnotiser afin qu’ils ne changent pas. J’étais tendu à l’extrême, une concentration maximale, cherchant parallèlement dehors un terrain de secours au cas où. Cela a été un gros stress. Que fallait-il faire ? Chercher à se poser avant la panne ? Il n’y avait que des montagnes en-dessous, pas une seule route, ni même le plus petit chemin. En arrivant vers Potosi je me suis posé la question : atterrir ou continuer ? Le moteur tournait, me retrouver là, devoir rejoindre Sucre en voiture, c’était compliqué. Je me suis dit que je pouvais continuer un petit peu. J’avais de l’altitude et un peu de marge. Il y a eu ensuite un moment où il n’aurait pas fallu que le moteur s’arrête car j’étais entre les 2 terrains mais trop loin pour en rejoindre un. Je regardais la distance diminuer beaucoup trop lentement, chaque minute me paraissait une heure. Enfin la piste fut à portée, j’étais 6’000 pieds au-dessus, même si tout s’arrêtait je pouvais rejoindre le seuil de piste et me poser. J’ai tenté le coup et j’ai à nouveau eu de la chance. Un immense merci à mon ange gardien.

Je suis à 9 heures à l’aérodrome où je retrouve mon américain bricoleur. Nous faisons un test avec le moteur qui tourne afin de voir si la batterie se recharge. Malheureusement la lampe rouge « Charge » reste allumée et les volts se maintiennent très bas. Bravo Pierre pour ton diagnostic. C’est effectivement une panne du régulateur de tension. J’ai appelé Peter (chef mécanicien chez Aerospool) qui me l’a confirmé. Il m’en envoie un à La Paz par DHL demain lundi. J’ai amené ma batterie à décharger puis à recharger très lentement. Elle sera prête demain. J’aurais été tenté de voler jusqu’à La Paz mardi puisque ma batterie sera chargée à 100 % mais Pierre me le déconseille fortement alors pour une fois je vais obéir. En outre mon ange gardien a besoin de repos, je l’ai énormément sollicité hier. J’ai donc réservé une place sur un vol de ligne mardi matin (mon pire cauchemar !).

Je prends ensuite le temps de visiter la ville. Celle que l’on surnomme la « ville blanche » a été déclarée Patrimoine Culturel de l’Humanité par l’Unesco. Ce joyau d’art baroque et de la Renaissance est considéré comme la plus belle ville de Bolivie. Il y est par contre excessivement difficile pour ne pas dire impossible de prendre une photo sans avoir quelques fils électriques devant soi car il y en a partout.

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Je commence par le marché avec des étals extraordinaires de fruits (image à la une). Je trouve ça d’une grande beauté.

Ca c’est la tenue bolivienne traditionnelle.

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La Plaza 25 de Mayo

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entourée par la mairie,

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la cathédrale,

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et de nombreux autres splendides bâtiments.

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Les rues du centre ont un charme fou.

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C’est une ville magnifique.

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Un dur métier celui de cireur de chaussures.

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