Vendredi 30 janvier 2015.

San Pedro de Atacama – Iquique / 338 km.

Merci et encore merci pour tous vos messages, vous êtes magnifiques. Cela me touche infiniment.

Tout couvert ce matin au réveil mais le ciel se dégage 2 heures plus tard. J’arrive sur la piste déserte à 9 heures et suis super heureux de constater que mon bébé est toujours là et surtout qu’il n’a subi aucune déprédation.
Décollage en 32, je survole le pueblo puis pars en direction de la vallée de la lune.

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Je survole longuement ces reliefs aux formes incroyables.

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J’ai vraiment le sentiment d’être sur une autre planète. Je m’imagine aux commandes d’un vaisseau spatial volant à Mach 10 en effleurant le relief. Je quitte ma planète, sors de mon rêve et prends finalement le cap de ma destination. Je monte au niveau 115 pour pouvoir franchir les sommets qui se dressent sur ma route et contacte Antofagasta pour déposer mon plan de vol.

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On me demande mon équipement, le nombre de personnes à bord et mon numéro de licence.

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Pas compliqué les chiliens.

Iquique est situé à 50 mètres au-dessus du niveau de la mer. Je commence ma descente à 40 minutes de l’arrivée. J’ai 30 km/h de vent de face. La Cordillère descend en pente douce presque jusqu’à la mer. Il y a quelques nuages très fins qui diminuent la visibilité.

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Je ne vois l’aéroport qu’après avoir franchi les dernières collines. Cette descente en longeant les Andes jusqu’au Pacifique était fantastique. Avec l’arrivée, c’est un sentiment de calme, de quiétude, de sécurité qui m’envahit par rapport à l’hostilité des montagnes. Tout m’y paraît plus aisé, plus élémentaire, plus reposant, sans piège, moins dangereux, moins traître, moins besoin de réfléchir, avec des conséquences bien moins graves en cas de prise de mauvaises décisions. Vent arrière main gauche pour la 20. 1 h 50 de vol.

Je rejoins la ville distante de 50 km par une superbe autoroute longeant la mer tout en pensant à l’extraordinaire liberté dont on jouit en l’air. Voler comme un oiseau n’a t’il pas toujours été le rêve de l’homme ?

J’ai une chance immense de vivre ce que je vis. J’en suis infiniment conscient et j’en remercie le ciel.