Dimanche 11 janvier 2015.

Futaleufú – Castro / 175 km.

Je suis à 9 heures à l’aéroport. Le vent souffle à 25 nœuds et il y a, comme annoncé, beaucoup de nuages. Décollage en 27. Je pars dans la vallée devant moi en direction de ma destination en me faisant une fois encore agréablement secouer. Pourtant on m’a dit qu’il était fréquent qu’il n’y ait pas de vent du tout. Je ne suis vraiment pas tombé au bon moment ! J’aimerais beaucoup rester sous la couche afin d’aller survoler la côte, qui paraît-il, est très belle, mais je me rends très rapidement compte que c’est mission impossible. Les sommets sont tous dans les nuages et je ne parviendrai pas à passer car la vallée s’arrête un peu plus loin. Je dois monter, tenter de trouver un trou afin de pouvoir passer sur la couche. L’occasion finit par se présenter, je spirale dans un mouchoir de poche au milieu de très belles turbulences et parvient à sortir de la crasse. Je rejoins le niveau 85 où le vent souffle à 70 km/h et où j’avance par moments à peine à 190 km/h. Dessous tout est bien soudé alors que la météo avait annoncé des trous. J’ai la chance d’être sur la mer, je peux ainsi traverser en toute sécurité. Je sais, ce n’est pas vraiment autorisé mais je ne vais pas attendre 2 heures que cela se dégage !! La traversée est courte d’ailleurs. Je vous l’ai mise presque en intégral sur ma vidéo. Dessous c’est très sombre.

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J’avertis la tour de Mocopulli, l’aérodrome officiel situé à 20 km de Castro, que j’ai la piste en vue. Ils vont clôturer mon plan de vol et m’invitent à quitter la fréquence sans se préoccuper si je vais me poser en toute sécurité ou non. Bizarre ! Je me rends en effet sur un autre terrain, en herbe – gravier, qui est situé à côté du centre ville. Le vent est à 10 noeuds; je passe vertical et finis par une base main gauche pour la 33. Atterrissage tranquille. C’est le désert. Je me demande où je suis tombé. Il y a un bureau mais il est fermé. Je rassemble mes affaires et quitte la place. Je traverse la route et marche dans l’espoir de trouver un taxi . Il y a un panneau à 100 mètres qui indique « Casino ». En m’approchant je constate que c’est Casino & Resort. Le destin fait à nouveau bien les choses, c’est l’hôtel où j’avais choisi d’aller sans toutefois réserver car il y avait suffisamment de chambres disponibles selon Booking.com

Le ciel s’est dégagé plus tard que prévu. Il est midi et il y a maintenant des ouvertures avec des coins de ciel bleu.

Je repasse en milieu d’après-midi sur le petit terrain et rencontre l’instructeur avec lequel nous discutons un instant. Il a actuellement 3 nouveaux élèves.

Après avoir fait un service à sa machine, Bill a quitté la Nouvelle Zélande aujourd’hui dimanche pour rejoindre Honolulu en un vol de 20 heures.

J’en profite pour vous remercier de vos nombreux commentaires tous aussi amicaux, sympathiques, encourageants, pleins de sensibilité, parfois d’humour, de gentillesse toujours. André a très bien décrit mon état d’esprit. Je ne suis pas en mode « vacances repos » à avoir envie de faire le lézard sur une plage. Ce sera peut-être le cas l’hiver prochain dans les Caraïbes. Je suis en mode « découverte » et je reconnais que j’ai un peu de la peine à débrancher. Je veux bien me balader mais il me faut un but, un intérêt; j’ai soif de découvertes. Je préfère les merveilles de la nature à celles de l’homme mais je ne parviens pas à rester des heures à m’extasier même devant le plus extraordinaire des spectacles (Taj Mahal, Abou Simbel, Iguaçu, Perito Moreno, …). Voilà vous savez tout. En ce qui concerne la température de l’eau de la piscine elle devait avoir 15°, trop chaud pour moi !!!!