Vendredi 9 janvier 2015.

Puerto Natales – Futaleufú / 945 km.

J’arrive à 8 heures à l’aérodrome. Le portail d’entrée est fermé, il n’y a encore personne. Je paie mon chauffeur de taxi et lui dis qu’il peut me laisser. Je passe mes affaires par dessus la barrière, l’escalade et saute de l’autre côté. Je prépare ma machine en me demandant ce que je vais faire si personne ne vient. Décoller et contacter Punta Arenas une fois en l’air (je ne suis pas certain que ce soit très apprécié !) ou attendre que quelqu’un finisse par arriver. A 8h30, alors que je suis prêt, j’aperçois les responsables de la tour qui rejoignent leur point d’observation. Ouf !
Nous prenons beaucoup de temps pour remplir la route sur le plan de vol. Tous les points doivent être inscrits afin de pouvoir rapidement retrouver l’avion en cas de problème et d’atterrissage forcé. En l’occurence je n’ai pas du tout suivi la route prévue à cause de la nébulosité !
Décollage en 28, je mets le cap sur les Torres del Paine.

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Le vent souffle très fort en altitude, je me fais violemment secouer.

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Pas question d’aller me balader derrière ces montagnes au milieu d’autres sommets.

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Ma machine est prise dans des tourbillons qui la rendent par instants totalement incontrôlable. Je n’avais jamais connu cela. Je souhaitais faire des photos des Torres mais j’y renonce car là c’est vraiment trop violent et je les devine dans les nuages. Je continue ma route qui se bouche très rapidement m’obligeant à monter et à passer par dessus la couche.

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Je fais des 360° afin de gagner de l’altitude et finis par pouvoir continuer.

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Je trouve de l’onde qui me fait monter à 1500 pieds/minute jusqu’à 18’000 pieds. C’est extraordinaire et sans une turbulence.

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Je dois survoler de nombreux nuages élevés et même empiéter un moment sur le territoire argentin pour éviter de rentrer dans la couche qui monte beaucoup plus haut côté chilien. Sous moi les glaciers se suivent, masses gigantesques serpentant dans des vallées profondes.

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J’ai perdu tout contact radio 15 minutes après le décollage. Je parviens à joindre quelqu’un à 1 heure de ma destination.

Je descends à 12’500 pieds juste au-dessus de la couche.

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Dessous, les sommets se suivent m’empêchant d’aller plus bas. Futaleufú est perdu au milieu des montagnes dans une étroite vallée.

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Ce n’est que lorsque j’arrive vertical à 12’000 pieds que je peux entamer ma descente durant laquelle ma machine est ballottée comme un fétu de paille.

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L’atterrissage en 27 à 1148 pieds sera sportif. 4 h 15 de vol.

Merci à Cyrille pour sa mise au point concernant le guanaco. J’ignorais totalement. Avec mes excuses !

Ma vidéo est courte car la batterie a rendu l’âme très vite sans raison. Désolé !