Mardi 23 décembre 2014.

San Marin de los Andes – Bariloche / 118 km.

Je vous prie tout d’abord de bien vouloir m’excuser du retard inacceptable apporté à la parution de cet article. La wifi dans mon hôtel est une calamité, j’ai essayé à plusieurs reprises de downloader ma vidéo sur YouTube sans succès. En désespoir de cause j’ai trouvé un endroit où l’on a accepté de le faire mais cela a quand même pris 5 heures !!

Un temps de rêve ce matin. Pas un souffle. C’est maintenant que je devrais décoller mais j’ai rendez-vous à 10h30 avec un pilote mécanicien qui va tenter de trouver d’où vient cette maudite fuite. La météo annonce du vent à plus de 50 km/h dès 15 heures dans la région de Bariloche. J’espère ne pas avoir à partir trop tard.

Je prends 50 litres d’essence à la station. Aucun problème pour les amener à ma machine. C’est un petit aéroport, tout est simple. A 10h45 Ricardo arrive avec deux jeunes gens. Il est pilote avion et hélicoptère pour le gouvernement et a parallèlement de très bonnes notions de mécanique (pas comme moi !). Nous enlevons les 2 capots moteurs et Ricardo examine tout très soigneusement. Résultat des courses : pas de fuites particulières. Tout est normal, il me dit même que le moteur est très bien entretenu. Pourtant c’est moi qui nettoie l’huile sous ma machine et croyez-moi, une fois terminé, le chiffon est très sale. En outre le moteur consomme 100 ml toutes les 6 heures mais il me dit que c’est tout à fait acceptable. Bref, je ne comprends pas mais je n’aime pas ces fuites qui sont tout de même récentes et qui n’existaient pas lors de mon voyage aux Marquises.

Il manquait par contre un bon demi-litre de liquide de refroidissement. Cela aussi c’est nouveau, je n’en avais jamais rajouté. Il va falloir que j’ouvre le capot de temps en temps dorénavant. Je suis finalement un peu comme la majorité des femmes et mes filles en particulier qui ne vérifient jamais le niveau d’huile, ni la pression des pneus !!! On veut tourner la clé et que ça fonctionne.

Ricardo souhaite aller voler, je lui propose de faire une balade ensemble. Je paye 16 CHF de taxes. Nous décollons en 24 et partons survoler San Martin, le lac et les environs.

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C’est exceptionnellement beau.

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Je filme et prends plein de photos.

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Je dois m’accrocher car ça bouge dans tous les sens. Vous le verrez d’ailleurs sur la vidéo, cela dure jusqu’en finale. La nature est magnifique,

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les montagnes ne ressemblent à aucunes autres.

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Les cimes enneigées plongent dans des vallées occupées par des lacs d’un bleu étincelant créant un environnement d’une beauté naturelle époustouflante. Les paysages sont spectaculaires, typiques de la Patagonie des lacs.

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Après 20 minutes de vol Ricardo m’annonce sur 123,45 que le moment est venu pour lui de rentrer. Je le remercie encore très chaleureusement puis nous nous quittons en nous disant à bientôt car il va vraisemblablement également venir au Festival Aéreo de Villaricca les 7 et 8 février.

Je poursuis mon exploration. Je suis à la frontière avec le Chili. Ricardo m’a suggéré de ne pas empiéter sur leur territoire.

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Je vole bas, juste au-dessus des sommets.

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Les mots me manquent pour décrire ce que je vois. Ce n’est pas la Polynésie et ses lagons turquoises mais je dirais que les deux sont aussi beaux dans un style différent. Autant les lagons étaient accueillants et calmes autant ici c’est brut, sauvage et presque hostile avec le vent froid et sournois qui balaie les sommets. Mais c’est pur et grandiose.

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Il vient un peu de toutes les directions avec toutefois une prédominance ouest. Je contacte Bariloche contrôle à 30 nautiques. Je resterai en contact avec eux jusqu’au sol alors que je vais me poser à 5 km au Club Planeadores. Petit terrain très sympa avec une piste revêtue de cailloux où l’on m’accorde un accueil chaleureux. Les questions fusent durant 30 minutes puis Dario, 63 ans, m’amène à mon hôtel. Il est à la tête d’une société qui possède 24 avions de lutte anti-feu et passe 3 mois l’été en Patagonie (novembre, décembre, janvier) puis le reste de l’année à 300 km de Buenos Aires tout en écumant tout le pays à la demande dès qu’un feu se déclenche.

C’est dans cette région qu’ont été battu tous les records du monde en planeur dont un plus de 1’000 km en moins de 5 heures et un autre de 3008 km en 15 heures (Klaus Ohlmann).

Je dîne dans un restaurant près de l’hôtel. Filet de boeuf (400 gr. – exceptionnel), purée de pommes de terre, sauce aux herbes. Même plus de place pour un dessert !

J’en profite pour vous souhaiter un très joyeux Noël.

On n’oublie pas de régler la qualité de l’image en choisissant 1080p HD sur la petite roue crantée à droite en-dessous de l’écran. Merci.