Samedi 6 décembre 2014.

Je vais rester à Buenos Aires jusqu’à mardi matin car lundi est un jour férié ici. Mardi je reprendrai mon bébé pour l’amener dans la clinique qui va prendre soin de lui. Il s’agit d’un petit aérodrome réservé aux ULMs avec une piste en herbe qui se trouve à 48 km à vol d’oiseau.

Je décide de jouer les vrais touristes. Je vais prendre un bus qui fait le tour de la ville. Durée 3h40 ou plus si vous décidez de descendre à un ou plusieurs arrêts. Lorsque j’arrive au point où l’on achète les billets il y a une queue de 20 mètres qui avance infiniment lentement. Je vais en début de queue et demande gentiment à un homme d’une trentaine d’années s’il peut me prendre un billet. Il me regarde comme si je lui avais proposé de faire une chose monstrueuse. J’essuie un refus catégorique. Je vais un mètre plus loin et réitère ma demande auprès d’un autre d’une quarantaine d’années. Même réponse. Je le remercie très chaleureusement de sa gentillesse et de son aide. Etonnant, les deux étaient brésiliens ! Décidément je n’ai pas de chance avec le Brésil en ce moment !

Je suis surpris car dans leur cas je l’aurais fait sans hésitation et avec plaisir. Je ne comprends pas cette mentalité. Quel est le problème ? Nous ne sommes définitivement pas tous semblables et pas tous prêts à rendre service gracieusement à l’autre. C’est regrettable.

Ce petit épisode me remet soudainement en mémoire que j’ai toujours détesté les promène-couillons, les trucs de groupes et autres colonies de vacances. Je m’éloigne rapidement, hèle un taxi et fais mon tour de ville en négociant un très bon prix pour une durée de 3 heures. Je peux ainsi m’arrêter quand je le souhaite pour prendre des photos et repartir sans perdre de temps. Plus le temps passe et plus j’ai de la peine avec les gens.

J’ai omis de vous dire que l’anglais n’est pas courant ici. Heureusement que j’ai eu Toni avec moi au Brésil sinon je ne sais pas comment j’aurais fait. Vu que je me débrouille en espagnol, ça va aller pour le reste de l’Amérique latine.

La capitale est la ville la plus peuplée du pays. Elle vient en numéro 2 pour l’Amérique du Sud derrière São Paulo. Ses habitants sont pour la plupart d’origine espagnole ou italienne et la religion prépondérante est le catholicisme.

Le quartier de Puerto Madero est la zone la plus moderne et l’un des points forts de Buenos Aires (image à la une). Il est aujourd’hui considéré comme le centre d’affaires le plus important de la ville.

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Pour certains habitants, le Puente de la Mujer ressemble à une femme qui danse le tango.

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La Plaza de Mayo est la place la plus importante de Buenos Aires.

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C’est ici qu’ont eu lieu toutes les manifestations politiques comme celles organisées par Evita Peron et les Mères de la Plaza de Mayo. Elle abrite entre autres des monuments coloniaux importants, notamment la Casa Rosada, Maison présidentielle,

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le Cabildo et la cathédrale métropolitaine.

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C’est la place sur laquelle les argentins se retrouvent pour manifester leur mécontentement contre le gouvernement, notamment lors de la crise bancaire de 2001, mais aussi où une fois par semaine, les mères et grand-mères dites de la place de Mai viennent honorer la mémoire de leurs enfants disparus durant le régime dictatorial.

Petit rappel : le « Proceso de Reorganización Nacional » est le nom que s’est officiellement donné la dictature militaire argentine de 1976 à 1983. Celle-ci a fait près de 30 000 « disparus »15 000 fusillés9 000 prisonniers politiques et 1,5 million d’exilés pour 30 millions d’habitants. Au moins 500 bébés ont été enlevés à leurs parents et élevés dans des familles proches du pouvoir.

L’Obélisque de Buenos Aires, est situé au centre de la Plaza de la República, à l’intersection des avenues Corrientes et 9 de Julio. C’est l’une des icônes de la capitale.

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Avec ses 35 km, l’Avenida del Libertador est une importante avenue de cette ville qui compte de très nombreux arbres et plusieurs grands parcs.

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Le Jardín Japonés de Buenos Aires a été aménagé dans le quartier de Palermo en 1967 à l’occasion de la visite en Argentine du Prince héritier de l’époque Akihito, actuel Empereur du Japon.

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La situation économique est ici difficile. Il y a un nombre incalculable de gens démunis. Cet après-midi j’ai été bouleversé en voyant assis par terre sur un trottoir une famille entière dont le père, la mère et ses deux filles d’environ 10 et 12 ans qui mendiaient. C’était terrible et je ne cesse d’y penser depuis.