Mardi 2 décembre 2014.

J’ai écrit et envoyé un mail à l’ANAC très tôt ce matin et leur disant que je m’engageais à avoir quitté le territoire avant la fin de l’année et que j’étais prêt à leur payer une caution en garantie. Gérard Moss les a appelé à 2 reprises pour essayer de savoir quelle était leur position. La nouvelle est tombée comme la lame de la guillotine sur le cou du condamné : je n’obtiendrai pas mon autorisation. C’est irrémédiable. L’ANAC ne reconnait pas la Carte d’identification ULM et s’obstine à vouloir un Certificate of Registration que n’obtiennent que les avions. Ils ne reconnaissent pas non plus ma license ULM et je peux m’estimer heureux, m’a dit Gérard, de pouvoir quitter le pays aux commandes de ma machine. Ils ont failli exiger un titulaire d’une license ICAO. Je n’ai en principe pas le droit de me poser sur un autre aérodrome au Brésil. Je suis sensé sortir en une fois. Les options : Cayenne en Guyane (2225 km – faisable) mais cela perturbe complètement mon voyage ou Iguaçu, côté argentin (3010 km – difficilement atteignable en une fois).

Je suis infiniment déçu. Le mot est faible. Cet après-midi je suis allé à l’aéroport faire les pleins. L’Avgas est à 2,60 CHF le litre. J’ai payé mes taxes 45 CHF. Ici à Natal les personnes parlant l’anglais se comptent sur les doigts d’une main. Il y a un manque général flagrant d’organisation. Personne ne m’a accompagné pour aller faire l’essence. Lorsque je demandais mon chemin, personne n’était à même de me renseigner. Idem pour trouver les bureaux afin d’y payer les taxes. Idem pour déposer le plan de vol. Heureusement que Toni était là, je ne sais franchement pas comment j’aurais fait.

Je pars demain matin à l’aube. Toni a un vol à 3 heures, je décollerai à 4 h.

Je vous en dirai plus dans mon prochain article.