Vendredi 28 novembre 2014.

Je récupère mon ami Toni à l’aéroport à 1h30 du matin et le ramène à l’hôtel. Je dors jusqu’à 5 heures puis rédige et publie mon article. Petit déjeuner à 8h30. Nous libérons les chambres car nous espérons pouvoir partir pour Fortaleza. Notre journée commence par un arrêt dans une station service où nous remplissons mon réservoir supplémentaire avec de l’eau. Après rinçage il sent toujours aussi fort l’essence. Nous achetons 1 litre de vinaigre que nous versons à l’intérieur. Nous le faisons circuler afin de bien le répandre partout. Nouveau rinçage avec de l’eau. L’odeur d’essence a quasiment disparu. Nous nous rendons dans un bureau de poste, faisons l’acquisition d’un grand carton dans lequel nous tassons l’objet. Il est envoyé par bateau pour la somme de 75 CHF. Arrivée prévue dans un peu plus d’un mois. C’est parfait.

Toni souhaite me montrer de belles plages. Nous partons pour le nord de Natal.

Le sable est fin, la mer chaude, il n’y a personne sur des kilomètres.

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Nous buvons un jus de citron frais au bord de l’eau.

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Nous n’avons malheureusement pas le temps de nous baigner car nous devons nous occuper de mon autorisation de vol. A l’aéroport nous nous rendons dans les bureaux de l’ANAC où un employé nous reçoit très gentiment. Renato est au courant de l’histoire. Il nous dit qu’il n’y a aucun problème et que nous pouvons partir dès que nous le souhaitons. Je n’en crois pas mes oreilles. Au Brésil il y a un monde entre ce qui se dit et ce qui se fait. Les gens sont en outre beaucoup plus ouverts et chaleureux qu’en Europe. Je ne m’imagine pas tutoyer un employé de la DGAC cinq minutes après un premier contact en lui tapant sur l’épaule. En fait ils ne veulent pas que des avions viennent ici pour y être revendus par la suite, ce qui se passe quand même tous les jours. Ils ont été rassurés en parcourant mon blog et en voyant mon ancien voyage aux Marquises. Nous allons rendre la voiture de location et le retrouvons pour lui offrir à déjeuner.

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Renato et Toni.

Il nous apprend que je n’aurais jamais pu faire la traversée depuis le Brésil. Une radio HF est en effet exigée à bord pour qu’on vous laisse décoller. J’ai encore une fois eu de la chance.

Nous le remercions chaleureusement. Je règle les 170 CHF de taxes. Je jubile. Nous devons encore remplir un plan de vol. Je donne les informations à l’employé qui les rentre directement dans l’ordinateur. Nous arrivons vers la fin. Il me demande mon n° d’autorisation de l’ANAC. Je n’en ai pas. Il me dit que sans ce numéro le plan de vol ne peut pas être transmis car il sera refusé. Retour à la case départ !  Un ange passe les ailes chargées de tristesse et de déception. Nous appelons Renato qui nous dit qu’effectivement il convient de refaire une demande écrite. Je remplis toutes les données, transmets en pièces jointes mon certificat médical, les papiers de l’avion, mon certificat d’assurance et ma licence. Nous sommes à nouveau pleins d’espoir même si le Certificate of airworthiness est demandé et que je ne l’ai toujours pas. Nous rejoignons Natal en baignant dans les embouteillages classiques des vendredis soir comme dans toutes les villes du monde.

Nous prenons de nouvelles chambres, j’ouvre mes mails et trouve un message de l’ANAC m’informant que notre demande a été refusée car elle doit être déposée au minimum 24 heures à l’avance. Toni appelle le Président du Club ULM de Rio qui lui dit qu’on ne peut pas nous empêcher de décoller à cause d’un numéro que l’on n’a pas si nous avons réglé les taxes d’aéroport et que nous sommes en règle. Il appelle ensuite Renato qui lui demande de faire une lettre expliquant la situation. Il tient à se décharger. Toni la rédige en portugais et la fait suivre par mail avec une nouvelle demande que j’ai préparé de mon côté. Nous sommes bien décidés à partir demain. Nous sommes attendus à Patos, une petite ville située à 250 km au sud-ouest de Natal, par un suisse qui y possède une fazenda et souhaite rencontrer le malade qui a traversé l’Atlantique en ULM. A suivre !