Mercredi 12 novembre 2014.

La Gomera – El Hierro / 72 km.

En arrivant à l’aéroport je me rends au bureau de la coordinación afin de payer mes taxes. Déjà qu’ils ne sont pas sympas, qu’ils ne me laissent pas pénétrer avec de l’essence sur la plate-forme, en plus ils me réclament   30 € de taxe de parking par jour alors que partout ailleurs c’était 15 ?!?!  No comment !

Alors que l’assistante du directeur me prépare ma facture, celui-ci l’appelle au téléphone et la prie de me poser quelques questions. Soudainement elle veut savoir si je vais avoir suffisamment de carburant pour rejoindre El Hierro et si je vais pouvoir refueler là-bas. Je réponds que je ne serai pas dans les normes de sécurité autorisées et que je souhaite qu’il n’y ait pas de problèmes météo me contraignant à me dérouter car là je finirai à l’eau. Le petit homme doit quand même se faire un peu de souci ! J’en rajoute un peu en disant que je ne suis pas certain de l’exact calibrage de mes témoins d’essence.

Décollage en 27 et cap sur la plus petite et la plus lointaine des îles canariennes !

Il me reste 30 litres pour faire 70 km. Il n’y aura aucun problème. Je monte à 4500 pieds et réduis légèrement les gaz afin de consommer le moins possible. Je fais certaines imprudences mais je ne plaisante pas avec la quantité nécessaire d’essence pour un trajet défini. Il y a passablement de nuages et la météo prévoit de possibles averses à destination.

El Hierro est effectivement partiellement sous la couche. Je me présente en vent arrière main droite pour la 34 et me pose en douceur. La pluie tombe pas loin me permettant d’admirer un magnifique arc en ciel.

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Je me rends au bureau de la coordinación où je suis très gentiment accueilli. Je demande à régler immédiatement mes taxes (27 €), la dame rentre mon plan de vol pour demain et me demande quand je vais m’occuper de l’essence. Je lui dis que je souhaite m’en charger immédiatement. Aucun problème. Elle va avertir la sécurité de mon passage. Je récupère ma voiture de location, part au village voisin, remplis 3 réservoirs souples puis retourne à l’aérodrome. Je vide mon essence aidé par un pompier qui refuse obstinément le billet que je souhaite lui donner. Que la vie est belle lorsque les gens sont aimables !

Je pars ensuite à la découverte de cette île qui est très différente de ce que j’ai vu à ce jour. C’est une terre de contrastes. L’île du fer surprend par ses falaises vertigineuses, ses coulées de lave, sa végétation variée et ses pinèdes colorées.

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Le ciel se dégage en arrivant au mirador de la Peña (740 mètres) d’où l’on jouit d’une vue plongeante sur la baie lumineuse d’El Golfo.

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J’y découvre les piscines naturelles de la Maceta.

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Puis un ancien monastère.

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Je me sens un peu l’âme d’un explorateur à fouler ce territoire magnifiquement préservé.

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Je passe des dunes de gravier volcanique cernées de forêts de lauriers à la forêt subtropicale puis à la campagne irlandaise !

 

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On est dans un autre monde d’autant plus que les touristes sont ici denrée rare.

Demain vol sur Gran Canaria.