Lundi 10 novembre 2014.

Fuerteventura – La Gomera / 332 km.

Il fait très beau ce matin au réveil. Le vent est tombé.

Je rejoins l’aéroport où je rends ma voiture de location. Je me dirige ensuite vers le bureau de « la coordinación » pour payer mes taxes. On me demande si j’ai un gilet jaune pour me rendre à mon avion. Négatif il est dans ma machine. On me dit que je vais devoir prendre un handling agent pour me faire amener jusqu’à ma place de stationnement. Puis 3 minutes plus tard la jeune femme de service m’annonce qu’elle va me prêter un gilet et qu’on va m’amener gracieusement sur place. Je la remercie chaleureusement.       38 € de taxes.
Décollage en 01, je demande pour longer la côte jusqu’au nord de l’île avant de prendre direction La Gomera. Accordé. Je tiens à vous montrer ce que j’ai manqué l’autre jour pour n’avoir pas suffisamment serré le système de fixation de ma GoPro. C’est du pur bonheur de longer la plage, la route puis ces falaises à basse altitude. Je prends ensuite mon cap vers ma destination en montant au 85. Je passe au nord de l’île de Gran Canaria puis j’aperçois une vieille connaissance : le mont Teide. Il trône toujours aussi majestueusement au-dessus des nuages.

Je demande à Canaria contrôle l’autorisation de commencer ma descente et de faire le tour de l’île. Accordé.

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Quelle différence avec ce que j’ai vu jusqu’à ce jour !

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Des falaises impressionnantes,

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des villages accrochés au relief dont on se demande comment on y accède,

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une végétation luxuriante et une clientèle qui n’a rien à voir avec celle des autres îles. Ici pas de familles avec des petits enfants qui hurlent dans la salle de restaurant. La moyenne d’âge est de 85 ans. Allez, j’exagère mais à peine. Disons 65. C’est beaucoup plus calme comme ambiance.

A l’aérodrome je demande si je peux refueler avec de l’essence que j’irai chercher à la station service. La secrétaire du directeur m’informe que celui-ci refuse. Le règlement interdit la manipulation d’essence sur la plateforme. Je suis le seul appareil stationné. Il n’y a que des petits avions qui viennent se poser ici. L’aérodrome est désert, je ne vois pas qui cela va déranger ! Je déteste les règlements et ceux qui les appliquent bêtement à la lettre. Je demande à lui parler. Il n’est pas disponible. J’informe la secrétaire que je suis limite (il me reste 30 litres) et que mon prochain vol ne se fera pas avec toute la sécurité nécessaire. Elle est navrée mais ne peut rien faire. Je respire calmement. Je hais les gens bornés.

Une fois à l’hôtel j’appelle l’aérodrome de Hierro situé à 75 km, annonce ma venue pour mercredi et demande s’il sera possible d’aller chercher de l’essence à la station service une fois sur place. On me répond qu’il n’y a pas de problème. Quand on veut, on peut !

Je passe le reste de la journée à monter ma vidéo. La connection internet est désespérément lente. YouTube m’annonce 6100 minutes pour la downloader (100 heures). Je vous jure que c’est vrai. Je pars à la réception où la wifi est plus rapide. J’en ai quand même eu pour plus de 3 heures.

Je ne sais pas pourquoi elle ne s’est pas enregistrée sur 1080HD alors que ma GoPro était réglée ainsi. Ne pas oublier de cliquer sur la petite roue dentelée en bas de l’écran et de sélectionner 720HD afin d’avoir la meilleure qualité d’images possible ! Sorry !